Cette semaine, on craque pour: True Detective, Dear Criminals, Madagascar…
Cette semaine, on craque pour… True Detective, les lémuriens de Madagascar, Ceci est du patinage contemporain, Dear Criminals au Festival de Jazz, la danse des Colombiens au Mundial, Carl-Éric Hudon et La programmation au Upstairs pendant le FIJM.
1. True Detective
Ceux qui ne sont pas abonnés à HBO n’ont pu avoir que des échos de l’excellente série policière de la chaîne, True Detective. Celle-ci étant désormais disponible en DVD, vous pourrez constater que ces bons mots ne sont pas exagérés. Bien écrite, bien ficelée, et surtout portée par les performances de deux acteurs de grand talent dont la réputation n’est plus à faire –, Matthew McConaughey et Woody Harrelson – True Detective raconte l’enquête de deux policiers, en parallèle avec un interrogatoire auquel ils font face plusieurs années plus tard, mettant en place peu à peu les morceaux de ce fascinant casse-tête. (Jessica Émond-Ferrat)
2. Les lémuriens de Madagascar
Comment résister aux lémuriens, ces petits primates touffus qui bondissent partout? Vous allez craquer en regardant L’île des lémuriens: Madagascar 3D qui joue présentement au Centre des sciences de Montréal. Pendant 40 (trop courtes) minutes, on y apprend l’histoire fascinante de ces mignonnes bêtes, de leur arrivée à Madagascar jusqu’à aujourd’hui, où ils sont en danger à cause des insulaires qui brûlent leur habitat pour en faire des terres cultivables. Narré par Morgan Freeman en anglais ou Guy Nadon en français, ce documentaire rigolo et touchant réussira peut-être à en sensibiliser certains à l’importance de chérir l’environnement. (Rachelle Mc Duff)
3. Ceci est du patinage contemporain
On n’a pas encore assisté à de soirée organisée par Le Patin Libre. Toutefois, le concept nous attire. De la danse sur la glace; du patin «contemporain». Un art scénique qui s’est affranchi des stéréotypes du patinage artistique. Présenté dans une version «best of» de 40 minutes, en OFF Montréal complètement cirque, le spectacle Ceci est du patinage contemporain que propose la compagnie Le Patin Libre promet de décliner l’art de la glisse sur glace pour le plaisir des yeux. Mais pas seulement, parce qu’après les représentations, la soirée sera suivie d’une fête dansante pour tous – on y prête même des patins! Six dates, du 4 au 12 juillet. (Andréanne Chevalier)
4. Dear Criminals au Festival de Jazz
Trois fois plutôt qu’une, les sombres et romantiques Dear Criminals offriront leur électro-folk dans le cadre du Festival de Jazz. Pour un projet parallèle, Frannie Holder et Vincent Legault des Random Recipe ainsi que Charles Lavoie des b.e.t.a.l.o.v.e.r. ont conduit l’affaire à la vitesse grand V. En moins d’un an, ces chers criminels ont lancé autant d’EP de qualité que de prestations qu’ils offriront la semaine prochaine. Dans un élan impromptu, ils dévoilaient cette semaine sur le web leur troisième EP, Woman, fruit de leur récente collaboration avec l’actrice et réalisatrice Monia Chokri pour la trame sonore du spectacle/performance Foire agricole présenté par le OFFTA. Lundi, mardi et mercredi prochains à 19h au Savoy du Métropolis. (Émilie Bergeron)
5. La danse des Colombiens au Mundial
Il y a différentes façons de manifester sa joie après un but. Tout seul. En glissant à genoux, en faisant des flips ou en partant à la course en attendant qu’un ami nous saute sur le dos. Mais on peut aussi faire ça en équipe, avec sa bande. Dans ce registre, il faut admirer la collégialité et le sens rythmique de l’équipe colombienne, qui sait comment mettre le party sur la ligne de touche post-goooooool. Gauche, droite, gauche, droite! Droite, gauche, droite, gauche! Lors de son duel contre la Suisse, l’équipe française a vaguement tenté d’imiter cette sympathique chorégraphie des Cafeteros. Malgré les faux pas, ça faisait sourire. Voilà le pur esprit du foot! (Natalia Wysocka)
6. Carl-Éric Hudon
Déjà presque deux mois après la sortie de son dernier album, Nous étions jeunes, on se devait de le remettre à l’avant-plan. Créé avec acharnement, malgré les refus des maisons de disques, l’album est né grâce à l’amour des internautes pour la musique de Carl-Éric Hudon via un site de sociofinancement. Avec des chansons longuement mijotées dans la tête de l’auteur, finement réalisées par Philippe B… avoir ce disque entre les mains (et dans les oreilles), c’est un peu comme prendre possession d’une œuvre musicale à l’état pur, d’une réalisation qui témoigne d’un profond attachement à la musique. Sa musique est toujours à la fois un réconfort, un plaisir entraînant et une douce nostalgie. Carl-Éric Hudon a terminé en mai une résidence d’un mois au Divan Orange, en plus d’une série de spectacles aux FrancoFolies. (Laurence Houde-Roy)
7. La programmation au Upstairs pendant le FIJM
Chaque année, Joel Giverovitch, le propriétaire du petit bar montréalais Upstairs, épaulé par son conseiller à la prog Simon Fauteux, prépare, pour la période du Festival de Jazz, une série de concerts cinq étoiles. C’est désormais devenu une tradition: impossible de passer une édition sans y voir au moins un spectacle. Dans cet endroit aussi classe que chaleureux, les spectateurs se retrouvent tout près de la scène, à quelques pas des artistes, dans une ambiance inimitable… Du pur bonheur. Il y a deux ans, on a eu les larmes aux yeux pendant la prestation du trompettiste Tom Harrell; l’an dernier, c’est la grande Helen Merrill qui nous a fait vivre une soirée mémorable. Ce week-end, on ne voudra pas manquer le rare passage du pianiste américain Fred Hersch, qui s’y produira quatre fois, samedi et dimanche, à 19h et 21h45. Pour réserver votre place de choix: 514-931-6808. (Natalia Wysocka)
On se désole pour…
Encore plus de compressions à Radio-Canada
L’annonce d’hier sur les nouvelles compressions à Radio-Canada (1500 emplois d’ici 2020, soit 25% des effectifs actuels) nous choque et nous attriste. Cette nouvelle touche des collègues, des amis, des mentors, des modèles; en plus de toucher tout le monde, en fait. Comme souligner l’importance du radiodiffuseur public en 100 mots est une mission plutôt impossible, parlons d’un exemple tiré du plan stratégique. Quand on y lit que «Les émissions de divertissement aux heures de grande écoute sont les plus grandes sources d’auditoires et de revenus […], et les plus puissants véhicules de la culture», on tique. Toute culture n’est pas «divertissement» et ne devrait pas être subordonnée aux revenus. (Andréanne Chevalier)