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Théâtre: Éric Bernier dans la pièce Peau d’ours

Photo: François Larivière/collaboration spéciale

Le Petit Théâtre du Nord, à Blainville, après s’être illustré avec sa création La grande sortie, reprise l’hiver passé au Théâtre du Rideau Vert, refait de belles prouesses avec Peau d’ours.

La peau d’ours, c’est celle du chalet où partent se ressourcer Félix (Éric Bernier) et Élodie (Louise Cardinal), un couple en panne de passion. Leur escapade tourne au fiasco quand, plutôt que de raviver la flamme, il enflamme tout un brasier.

Quinze ans après le mariage, la lune de miel ne reviendra pas, toute tentative du couple étant perturbée par les angoisses de Louise, la présence imprévue du frère de Félix, Sylvain (Stéphane Jacques), qui tente de fuir un appel téléphonique de son médecin qui lui annoncerait qu’il a le cancer, et la présence de deux comprimés d’ecstasy dans le portrait.

Du crémage, il y en a dans cette création commandée par le théâtre à l’auteure Rébecca Déraspe. Mais rares sont les fois où ça nous tombe sur le cœur. On se régale plutôt du savant mélange de rire et de drame, où une écriture intelligente questionne les évidences de notre quotidien réconfortant, voire complaisant. Les situations improbables se suivent surtout, et atteignent leur apogée lorsqu’une femme névrosée et hypocondriaque (Myriam Poirier) débarque, le pied pris dans un piège à ours.

Éric Bernier rend à merveille cet équilibre tragi-comique dans le rôle d’un psychothérapeute torturé. Les narrations de Myriam Poirier brisent toutefois un peu le rythme sans toujours être nécessaires. Pour un théâtre qui n’a pas de locaux depuis que l’ancienne grange où il était installé s’est effondrée, on peut dire qu’il accumule les miraculeuses pièces à conviction.

Peau d’ours
Au Petit Théâtre du Nord
Jusqu’au 22 août

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