Trente ans d'art pour tous les goûts au FIFA
Au départ, ils y avait une cinquantaine de films, présentés devant un auditoire d’environ mille personnes. Trente ans plus tard, ils sont plus de 35 000 à s’intéresser à l’imposante programmation du Festival international du film sur l’art (FIFA). La trentaine va à ravir à ce festival dont la mission est demeurée la même avec les années : promouvoir l’art et les artistes par le biais du film.
Peinture, sculpture, architecture, design, mode, littérature, danse, musique, photographie… «Il y en a pour tout le monde, c’est un très vaste éventail, croit René Rozon, fondateur et directeur du FIFA. Je crois que les gens se rendent de plus en plus compte qu’il y a suffisamment de choix pour trouver quelque chose à son goût.»
C’est le film Le moulin et la croix, avec Charlotte Rampling, qui ouvrira le festival. «C’est dramatisé, mais pour une fois pas avec une histoire d’amour! sourit Rozon. Le tableau de Pieter Bruegel est au centre du film. C’est très particulier.»
Cette année, les amateurs de littérature seront particulièrement choyés – coïncidence, croit M. Rozon – puisque la programmation comprend des films sur Gallimard, San Antonio, Jean Genet, Romain Gary, Philip Roth, Umberto Eco, Céline… «C’est rare que j’aie une section littéraire aussi forte!» souligne-t-il.
À l’occasion des 30 ans du FIFA, des innovations étaient de mise, dont un premier film 3D, Corps fugace : Empreinte, créé en collaboration avec la chorégraphe canadienne Crystal Pite. «On a aussi pressé à une séance junior, pour les enfants, avec le Musée des beaux-arts, qui se tient les deux samedis en avant-midi.»
Le cinéaste Alain Fleischer, maintes fois honoré par le FIFA, prépare pour sa part un film sur les 30 ans du festival. «Il veut tourner une séquence sur place à la dernière minute, alors ça va être une surprise pour moi aussi! lance René Rozon. Ça s’appelle Une idée folle, parce qu’apparemment, ce sont les premiers mots que je dis dans le film!» Peut-être pas si folle que ça…