L’hystérie collective qu’est devenue Ciné-Cadeau
– Avertissement: petite montée de lait avant le week-end.
Je suis accro aux médias sociaux, je m’en confesse. Mon actualité, je la pige en premier sur Twitter. La nouvelle musique, les suggestions de sorties et les films à voir, je les trouve grâce aux suggestions de mes amis sur Facebook. Je suis donc sensible aux tendances sur ces médias et, trop souvent, irrité par celles-ci.
Ciné-Cadeau, à l’ère des médias sociaux, est devenu un irritant annuel.
Mettons tout de suite quelque chose au clair: il m’est impossible de critiquer Télé-Québec qui investit sur la nostalgie des gens pour offrir une programmation populaire et attendue. Pour un diffuseur, c’est l’approche judicieuse – battre le fer pendant qu’il est chaud. Donc, chapeau à Télé-Québec pour le «happening» entourant le dévoilement de la programmation et l’environnement web spécifique à cette période de l’année.
>> http://fetes.telequebec.tv/
Ceci étant dit, parlons maintenant de la très désagréable hystérie alimentée par #LesGens sur les médias sociaux dès que le calendrier est présenté.
Nous sommes le 14 novembre, un mois avant le début de Ciné-Cadeau. Le temps des Fêtes n’est qu’une rumeur pour l’instant, malgré l’insistance des commerces déjà décorés et des radios déjà abonnées aux cantiques revisités.
Pourquoi alors, avec un peu plus d’un mois avant le début de la chose, tout le monde capote avec le retour des Astérix, Lucky Luke et autre ti-bonhommes de notre enfance? Je veux dire, je n’ai rien contre la programmation (même si je la trouve un peu redondante), mais est-ce qu’elle nécessite une réaction aussi vive? Aussi viscérale?
C’est à se demander si un remède contre le VIH recevrait un accueil aussi chaleureux sur les médias sociaux québécois que le dévoilement de la programmation de Ciné-Cadeau. #LesGens sont excessifs à ce point – et je trouve ça louche, limite inquiétant.
C’est un vieux meuble de notre télé, vous savez d’emblée qu’il sera de retour et vous connaissez sensiblement tous les éléments de la grille, car ils se répètent d’une année à l’autre. C’est le principe même d’une tradition nostalgique – la répétition.
Pourquoi alors en faire tout un plat?
Respirez un bon coup et profitez-en quand les films seront en ondes. Sans plus.
Je suis peut-être le grincheux qui n’aime pas Noël – mais je ne suis certainement pas le seul agacé par ces réactions exagérées par rapport à l’annonce d’un horaire de télé. À ce que je sache, personne n’est tombé des nues en recevant son TV Hebdo par la poste.