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La beauté du monde: dans l’antre d’un deux et demi

Photo: Eugène Holtz

L’univers de La beauté du monde, pièce créée par l’auteur Olivier Sylvestre, est unique. C’est l’expression d’une sensibilité à fleur de peau.

«J’ai inventé une mythologie autour de l’été passé dans ce deux et demi», a confié M. Sylvestre à Métro.

Comment son personnage entre-t-il dans cet appartement miteux? Un coup de tête, une crise existentielle. L’impression que sa vie et son amour sont devenus de la boue. Ce faisant, il s’enlise. Il est absorbé par ce bloc «pas d’allure» et ses habitants paumés qui ne veulent pas le laisser sortir. Il y a là Sylvie, dont la mission sur terre est de s’occuper de ses locataires; M. Picard, pour qui «l’important, c’est de rester assis, dans ton deux et demi»; Dany, le passionné qui l’entraîne dans la drogue; Alex(e), déchiré(e) par une peine d’amour.

Olivier devient presque transparent. Un zombie. Au point de lutter pour sa survie.

Malheureusement, la scénographie très lourde et la mise en scène ne servent pas le récit. L’overdose de chorégraphies, de pirouettes, de mouvements de décor semble artificielle. La pièce manque de rythme. Comme si on avait voulu trop en faire et qu’on s’était empêtré dans les idées.

Par ailleurs, le texte poétique de Sylvestre est difficile à mettre en bouche, si bien que plusieurs passages sonnent faux.

L’histoire de La beauté du monde est loin d’être dénuée d’intérêt, mais on aimerait la voir racontée de façon plus sobre, subtile et convaincante.

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