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François Richard: Le jazz comme un tableau

Photo: Yves Provencher/Métro

Le flûtiste François Richard lance mardi Azimut(h). Une fresque musicale aux couleurs classiques et jazz teintée de musiques du monde.

Né de la rencontre de trois musiciens passionnés et chevronnés – le flûtiste québécois François Richard, le pianiste américain Matt Herskowitz et le violoniste allemand Helmut Lipsky –, Azimut(h) se présente comme un album où chacun a laissé ses inspirations musicales s’exprimer. «Tous azimuts, dans toutes les directions. C’est un peu ce qu’on retrouve dans l’album. C’est de la musique jazz, mais il y a dans ce jazz-là des influences des musiques du monde et du classique», explique François Richard.

Jazz manouche, jazz latin, swing, ballade rock, classique, jazz post-impressionniste [qui puise ses origines dans la musique impressionniste de Debussy ou de Ravel], le premier album du trio Richard-Lipsky-Herskowitz est un tableau musical où chacun des trois musiciens applique ses couleurs. Après près de trois ans à jouer ensemble, ils possédaient enfin le répertoire nécessaire pour faire un album. «L’idée était d’amener nos compositions originales et d’y laisser des segments pour l’improvisation. Il fallait que ce soit un album qu’on ait du plaisir à jouer en concert et qui devrait plaise au public», raconte François Richard.

Accompagnés sur cinq pièces par un quatuor à cordes, les instruments du trio Richard-Lipsky-Herskowitz – flûte traversière, violon et piano – sont pour le moins originaux pour une formation jazz. «Il fallait qu’on se démarque, lance le flûtiste. Il y a beaucoup de variété sonore. En ajoutant des instruments qui percutent davantage, on aurait complètement modifié l’image de l’album. Nos instruments auraient perdu de leur force. Quant aux cordes, elles rendent la musique plus concrète et peut-être plus accessible», explique-t-il.

Doté d’une solide formation en musique classique, François Richard est un passionné, un virtuose de la flûte traversière. Issu d’une famille de musiciens, il s’est passionné très jeune pour son instrument. «Lors d’un concert, j’ai vu quelqu’un jouer de la flûte traversière et j’ai dit à mes parents que c’était de cet instrument que je voulais jouer. J’avais neuf ans», se souvient François Richard.

«C’est un album qui a sa propre couleur. Pour moi, il est comme une peinture.» – François Richard, flûtiste

Le Québécois, qui compte une dizaine d’albums à son actif, a fait ses classes auprès des plus grands. Il donne son premier concert à 13 ans sur les ondes de Radio-Canada et a depuis partagé son talent dans différentes salles de concert locales et internationales. Entre pratiques, concerts, composition et production, François Richard trouve encore du temps pour enseigner son art, comme chargé de cours à l’UQAM. Et des projets, il en a encore plein la tête. «Je n’ai fait aucun disque classique. J’aimerais bien en faire un, simplement pour montrer une autre facette», confie-t-il.

Si l’autre formation de François Richard, Nouvel Orchestra – dont l’album Symbiose est sorti en 2014 –, est en concert le 22 avril à L’Astral, le Trio Richard-Lipsky-Herskowitz est le genre de groupe qu’on aimerait voir sur une scène extérieure au Festival de Jazz cet été. À bon entendeur…

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