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Condamnée à ne rien dire

Pauline Marois
L'ex-première ministre du Québec, Pauline Marois. Photo: ICI Radio-Canada Télé

« Ce soir on vous reçoit comme quoi, rentière? »

La blague de Guy A. Lepage pour ouvrir son entrevue avec madame Pauline Marois n’était pas anodine. Après avoir fait l’énumération des (trop) nombreux passages de madame Marois sur le plateau de Tout le monde en parle, Lepage conclut avec cette blague/question qui, avec humour, surligne un malaise réel.

Que reste-t-il de Pauline Marois, un an après son retrait de la vie politique, si elle ne souhaite pas parler de politique?

Je ne suis absolument pas un expert en politique, qu’elle soit provinciale ou fédérale. C’est d’ailleurs une discipline qui m’intéresse que très peu, pour de multiples raisons. Je suis un observateur de la télévision, de cette boîte à images qui renvoie aux téléspectateurs une certaine réalité, certainement malléable, imparfaite, mais tout de même une réalité.

Télévisuellement parlant, la langue de bois des politiciens (et des anciens politiciens), c’est un cul-de-sac.

Dimanche, Pauline Marois est venue faire des blagues, contourner des questions et matérialiser la distance concrète qu’il y a entre la femme qu’elle est et l’image qu’elle projette. Les perceptions sont multiples et elles sont pour la plupart conflictuelles.

On ne saura probablement jamais ce que pense réellement madame Pauline Marois, et c’est dommage. Son parcours est fascinant. Ses ambitions inspirantes. Même ses faux pas des dernières années mériteraient une bonne dose d’introspection.

Mais la langue de bois gagnera toujours ce combat. Nos politiciens sont condamnés à ne rien dire devant les caméras et madame Marois, par réflexe peut-être, n’a pas cassé le moule hier sur le plateau de Guy A. et de son équipe.

Nous voilà déçus.

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