Culture
09:59 17 juillet 2015 | mise à jour le: 17 juillet 2015 à 14:55 Temps de lecture: 6 minutes

Cette semaine, on craque pour… (T)error, Natasha Leggero, What Happened Miss Simone?…

Cette semaine, on craque pour… (T)error, Natasha Leggero, What Happened Miss Simone?…

Cette semaine, on craque pour… (T)error à Fantasia, Natasha Leggero, Jimmy’s Hall en salle, It Follows, Catharsis, What Happened Miss Simone? et la bande-annonce de Sisters.

1.(T)error
Si vous faites partie de ceux qui, comme nous, ont été chamboulés par CitizenFour au point de changer leur mot de passe 78 fois en un mois après l’avoir vu, il y a une chose qu’on vous suggère de faire. Non, pas d’ajouter un dièse et une majuscule à votre 79e tentative. Plutôt d’aller voir (T)error à Fantasia. Un documentaire qu’on a regardé les yeux écarquillés de kessé ça. Réalisé par Lyric R. Cabral et David Felix Sutcliffe, ce long métrage suit un informateur aguerri du FBI qui accepte une dernière mission tout en acceptant, aussi, à l’insu de ses grands boss bien sûr, de se faire filmer. Comment cela est-il possible, vous demandez-vous? Nous aussi. Surtout que le FBI envoie des textos (!) à cet agent façon: «Hé! Rendez-vous avec le suspect au fastfood du coin dans 15!» Notons également que si, dans l’imaginaire collectif de Hollywood, les taupes du service sont des machines de muscles à tuer, ici, on a affaire à un monsieur un peu foufou qui, quand il ne tente pas de démasquer les criminels présumés, enfile sa toque de pâtissier pour cuisiner des gâteaux. Elles sont où, la tarte à la crème et la mention «BLAGUE»? (Natalia Wysocka)
À voir dimanche à 19 h 20 et mardi à 15 h 30 à la Salle J.A. De Sève dans le cadre de Fantasia.

2. Natasha Leggero à Montréal
Réussir un bien cuit méchant-méchant-mééééchant, ce n’est pas donné à tout le monde. Mais c’est un art qui a été donné généreusement, tiens, à Natasha Leggero. Experte du gag qui déstabilise, l’humoriste qui a longtemps collaboré à Chelsea Lately s’est récemment illustrée lors d’un roast démoniaque livré en l’honneur de Justin Bieber. Non, quand Tash monte sur scène, personne, pas même le Biebs, n’est épargné. (Et vous pourrez le constater du 22 au 25 juillet dans le cadre de Just For Laughs.) (Natalia Wysocka)

3. Jimmy’s Hall en salle
Alors que le dernier film de Ken Loach (pas dans le sens de «plus récent») n’a peut-être pas le panache espéré, il met en lumière une histoire révoltante – et vraie – où les valeurs s’entrechoquent. En 1932, l’Irlandais Jimmy Gralton revient chez lui d’un exil de 10 ans aux États-Unis. Il remet sur pied un centre culturel où on peut parler poésie, suivre des cours de chant, de boxe, de dessin, de danse… mais se butte à la rigidité du clergé qui le traite, lui et tous ceux qui fréquentent le centre, d’Antéchrist. Un pan d’histoire à garder en mémoire et auquel réfléchir. (Andréanne Chevalier)

4. It Follows
Pour réussir un film d’horreur, ça prend d’abord et avant tout une ambiance qui donne la chair de poule, et David Robert Mitchell y parvient haut la main (et avec peu de moyens) dans It Follows, présentement en DVD. La prémisse est ingénieuse: à la suite d’une relation sexuelle, une jeune fille se retrouve aux prises avec une entité menaçante aux diverses formes qui la suit, lentement, tout le temps. La seule façon de s’en débarrasser: la passer à quelqu’un d’autre. C’est tout simple et ça donne vraiment froid dans le dos! (Jessica Émond-Ferrat)

5. Catharsis
Le 7 janvier dernier, ses collègues de Charlie Hebdo sont partis, et son envie de dessiner aussi. La Catharsis du titre, ce sont les retrouvailles à tâtons de Luz avec le dessin, par l’intermédiaire de courtes BD témoignant de l’angoisse ayant suivi la tragédie. C’est parfois sombre, parfois émouvant, intime et sans censure, et toujours empreint d’une touche ou de beaucoup d’humour doux-amer: une plume cathartique qui fait honneur aux disparus de Charlie Hebdo. Aux éditions Futuropolis. (Jessica Émond-Ferrat)

6. What Happened Miss Simone?
«Et si on n’avait pas laissé vivre Nina Simone pleinement alors que sur scène elle était d’une sincérité inégalée?» C’est sur cette réflexion que se clôt le documentaire de Netflix. Chanteuse  qui rêvait de devenir pianiste classique, mère de famille à bout de nerfs et figure du mouvement des droits civiques, Nina Simone chantait son salut sous tous ces visages.  Puisque c’est la musique qui l’a sauvée, comme le résume si bien dans le film sa fille Lisa Simone. Sauvée de sa bipolarité, sauvée du showbusiness qu’elle a tenté de rayer de sa vie en s’exilant au Liberia, sauvée du sacro-saint rêve américain. Break down and let it all out, comme dirait la dame.  (Émilie Bergeron)

7. La bande-annonce de Sisters
À Métro, on est groupie de Tina Fey et d’Amy Poehler. D’ailleurs, comment ne pas l’être en regardant la photo ci-dessous, tirée de leur hilarante scène d’essayage de vêtements de gurdas dans la bande-annonce de Sisters? Parce qu’elles sont inséparables, ce n’était qu’une question de temps avant que les deux anciennes de SNL interprètent des sœurs. Dans ce film, elles organisent un ultime house party dans la maison où elles ont grandi avant que leurs parents ne la vendent. On a déjà hâte au 18 décembre pour les voir s’éclater au grand écran (Star Wars, en salle le même jour, a de la compétition!) (Marie-Lise Rousseau)

On se désole pour…

Robert TrujilloLa dernière minute de Jaco
Disons-le d’emblée: Jaco, l’excellent documentaire sur le légendaire jazzman Jaco Pastorius, considéré par plusieurs bassistes comme le meilleur de tous les temps, est touchant, groovy et informatif. Par contre, la dernière séquence n’aurait jamais dû se retrouver à l’écran. Ça sent la volonté d’autopromotion du réalisateur de Jaco et bassiste de Metallica, Robert Trujillo, alors qu’on le voit se dandiner sur scène avec la basse du jazzman (en interprétant une pièce de son groupe et non de M. Pastorius), et ce, après un plan de vue qui aurait bouclé à merveille ce film. Dommage. (Jeff Yates)

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