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Critiques CD de la semaine du 28 mai au 1er juin

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de GrimSkunk, King Charles, Regina Spektor, Eric Hutchinson, Les Vestons et Putuamayo.

Belle surprise
GrimSkunk
Set Fire! (4/5)

GrimSkunk a trouvé la fontaine de jouvence. Même s’il n’est pas aussi puissant que Meltdown ou Fieldtrip, le petit dernier du groupe québécois, Set Fire!, nous offre un voyage vivifiant dans le rock des années 1990. GrimSkunk réussit le pari de revenir à ses racines sans remâcher ses vieux succès, un exploit en soi. De plus, les textes de la formation montréalaise n’ont pas été à ce point d’actualité depuis longtemps. Quelques pièces de Set Fire!, dont Fuck Shit Up et Snake in the Grass, pourraient servir d’hymnes aux grévistes étudiants et au mouvement Occupy. Il ne manque que les casseroles.
– Mathieu Horth Gagné

Bonheur coupable
King Charles
LoveBlood (3,5/5)

L’Anglais King Charles – qui partage son nom avec une espèce canine! – chante les passantes qui s’éloignent et ses amours déçues sur une pop déjantée aux influences aussi larges que son improbable chignon. Même les plus prudes auront envie de se délousser les hanches ou de battre la mesure sur le guidon de leur vélo. Pur produit pop, qualité en prime, le roi Charles offre une galette ludique, un frisbee multicolore à s’envoyer dans les tympans tout l’été. Percy Lady, Bam Bam, Brightest Lights (avec ses potes de Mumfords & Sons), Mississipi Isabel – ajoutez le soleil et un verre de sangria, et vous touchez au bonheur.
– Charles- Eric Blais-Poulin

O.V.N.I
Regina Spektor
What We Saw From the Cheap seats (3,5/5)

Pour ceux qui ne la connaissent pas, l’auteure-compositrice-interprète Regina Spektor est un genre d’ovni dans l’univers de la pop.  Le style musical de cette Américaine d’origine russe à la voix haut perchée est tantôt pop, tantôt alternatif ou baroque. Elle offre des pièces complètement flyées, où elle utilise sa voix comme instrument et qu’on pourrait comparer à des projets artistiques musicaux. Dans ce sixième opus, on retrouve des pièces pop (Don’t Leave Me/Ne me Quitte pas, All the Rowboats) et d’autres plus originales telles Oh Marcello  et Open. Notre préférée : la dramatique Ballad of a Politician
– Rachelle Mc Duff

Essentiel à l’été
Eric Hutchinson
Moving Up Living Down (3,5/5)

Après plus de quatre ans d’absence, l’Américain Eric Hutchinson revient, à temps pour l’été, avec un deuxième album. Moving Up Living Down s’ouvre avec Talk is Cheap et donne la note à un rythme folk/pop coloré de reggae qui se prête parfaitement à sa voix soul. On n’a pas de peine à reconnaître l’influence de Jason Mraz. Avec The Basement, Hutchinson nous montre que ses influences remontent aussi loin que le rock classique des années 1960-1970. Watching You Watch Him, entraînante et romantique à la fois, reste notre préférée. Un album plein de bonne humeur. Un indispensable pour l’été.
– Anicée Lejeune

Sur la route
Les Vestons
Les Vestons(3/5)

À l’instant même où on place la galette homonyme du groupe Les Vestons sur notre platine, on est transporté dans une boîte à musique au bord de l’autoroute 132. Les cinq gars de Terrebonne proposent 14 morceaux de vie sans prétention, ni dans les paroles ni dans les riffs de rock un peu sales, comme on les aime. Après les 14 titres du disque, on a le goût de se payer une Root beer et de prendre la route en direction du nord, ou encore d’aller faire un petit tour au Manitoba, comme nous le suggère l’une des chansons intitulée, vous l’aurez deviné, Manitoba.
– Maxence Knepper

Bluegrass 101
Artistes variés
Bluegrass (3/5)

Putuamayo nous a habitués à des compilations de musique du monde. Cette fois, l’étiquette s’attarde à un genre musical bien américain. Le bluegrass est considéré par plusieurs comme le jazz du country ou le country des virtuoses du genre. Avec une sélection d’artistes venant d’un peu partout aux États-Unis (dont Frank Solivan de l’Alaska), des enregistrements récents et un livret bien documenté – en anglais uniquement malheureusement –, ce CD permet aux intéressés d’apprendre à apprécier cette musique boudée par les radios. Suggestion : passez ensuite à la trame sonore du film O Brother, Where Art Thou?
– Éric Aussant

Évaluation: 5/5 = Sublime, 4/5 = Recommandé, 3/5 = Bien, 2/5 = Moyen, 1/5 = Sans intérêt

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