Neutralité: le monde de Rad Hourani
Rad Hourani invite le public à entrer dans sa tête en toute Neutralité.
Jusqu’au 17 janvier, la galerie L’Arsenal, située à Griffintown, présente une expo d’art contemporain multimédia réalisée par la star montréalaise de la haute couture Rad Hourani. On peut y voir aussi bien de la peinture, des costumes, de la sculpture et de la photographie que de la vidéo. «L’exposition s’est construite par elle-même, d’une façon très organique, explique le Xavier Dolan de la mode. J’ai mis beaucoup de temps à la développer, mais ça s’est fait de façon inconsciente.»
Pour l’occasion, la galerie est nappée d’une lumière sous laquelle la couleur blanche prend la forme de la pureté infinie. Dans Neutralité, il n’y a ni genre, ni race, ni nation. Seulement une utopie qui rappelle ce qui sépare les gens, un miroir portant l’inscription «tout est une illusion dans mon monde à moi» et le désir de crier haut et fort qu’il faut transcender ses limites personnelles et celles de la société.
«[Préparer cette expo] m’a aidé à avancer dans ma vie, confie le chaleureux artiste aux multiples talents. Il ne faut pas oublier que je suis parti de rien et que j’ai bâti mon propre monde par moi-même.»
«Je voulais contribuer à la vie d’une autre façon que par les vêtements.» – Rad Hourani

On trouve de nombreuses choses dans ce jardin secret qui évolue tout doucement, depuis la chambre d’enfant pleine de rêves jusqu’à un univers adulte un peu aigri. Il y a une réflexion sur le style vestimentaire, mais aussi des timbres inédits, 16 nouveaux commandements religieux et une création que l’artiste a réalisée avec ses propres cheveux!
Ce magma de pensées et d’idées oscille constamment entre l’humain, le social, le politique et l’économique, tout en remettant les cinq sens au centre des préoccupations. Rad Hourani nous offre ainsi une succession de trouvailles tour à tour réfléchies, pratiques, naïves et iconoclastes.
«J’espère que le visiteur repartira avec une vision neuve du monde, conclut-il. Et que ça lui servira à se poser des questions par rapport à la société, par rapport à des choses qui nous arrivent tous les jours, mais qu’on ne voit pas nécessairement.»
Neutralité
À l’Arsenal (2020, rue William)
Jusqu’au 17 janvier