Cette semaine, on craque pour: Swan Lake, Ces gars-là, Sleeping Giant…
Cette semaine, on craque pour… Swan Lake, Tales from the Bordeland, le retour de Ces gars-là, l’épisode The Leap, Charlie Hebdo – anniversaire, Sleeping Giant et Amy Schumer qui utilise un potin pour la charité.
1. Swan Lake
À l’invitation de Danse Danse, la chorégraphe et interprète de Johannesburg Dada Masilo vient présenter sa relecture du Lac des cygnes. Entre humour, critique et triste constat sur les préjugés qui mènent toujours le monde, la charismatique créatrice, bien entourée de 13 danseurs, offre un Swan Lake marqué de moments délirants, et de passages plus sobres. Si se moquer des codes du ballet est rendu presque aussi classique que le ballet lui-même, la bande à Dada fait rigoler en lisant sur scène un texte de Paul Jennings, dans lequel on s’amuse de la traditionnelle «pose personne ne m’aime» et de «la split virile». Les instants les plus jouissifs du spectacle restent ceux où la danse africaine se mêle au classique, où les tutus ne restent plus en place, où les cris de joie des danseurs fusent, où l’énergie est élevée au maximum et où tout explose dans une fête folle. Un plaidoyer pour l’acceptation, et le plaisir. (Natalia Wysocka)
2. Tales from the Bordeland
Drôle, irrévérencieux et touchant (oui, touchant!), Tales from the Borderlands est plus qu’un jeu vidéo: c’est une sorte de série télévisée interactive à proprement parler. Reste qu’il s’agit d’une des expériences ludiques les plus agréables qu’on ait vécues devant un ordinateur depuis bien longtemps. On s’est attaché aux personnages, on s’est investi dans leur histoire en choisissant le parcours qu’elle allait suivre, et on a senti que l’équipe a eu «beaucoup trop» de plaisir à confectionner ce jeu. Vivement une suite! (Jeff Yates)
3. Le retour de Ces gars-là
Simon-Olivier Fecteau et Sugar Sammy sont de retour dans la peau de Ces gars-là, pour une troisième saison et pour notre plus grand plaisir. Si on se fie aux épisodes qu’on a déjà pu voir, l’autodérision et les situations loufoques sont encore bien présentes dans l’émission, et Sam est encore le roi des répliques qui font rire et soupirer en même temps : «Apporte ta carte de crédit, on sort au restaurant!» lance-t-il par exemple fièrement à sa date. Ces gars-là, on n’a pas fini de les aimer. Lundi à 20 h sur les ondes de V. (Jessica Émond-Ferrat)
4. L’épisode The Leap
Faire le saut. Métaphoriquement. Plusieurs en rêvent, peu le font. Dans ce podcast de This American Life, on fait connaissance avec des gens qui ont osé, sans connaître les conséquences de leurs gestes. Il y a un chauffeur de bus de New York, qui, en 1947, a dévié de son trajet, comme ça, pour conduire jusqu’en Floride. On écoute avec ravissement les histoires de jeunes et de moins jeunes qui aimeraient – ou pas! – voyager dans le temps. On chemine avec Tina Dupuy, qui était alcoolo à 12 ans, jusqu’à ce que… Non, on ne va pas divulgâcher! L’émission est passionnante et menée de main de maître. Thisamericanlife.org (Andréanne Chevalier)
5. Charlie Hebdo – anniversaire
Un an après le massacre qui a décimé son équipe, l’hebdo satirique, devenu malgré lui le nouveau fétiche français de la liberté, dérange encore la bien-pensance, prouvant du même coup sa pertinence… Dans un numéro spécial distribué à un million d’exemplaires, les survivants racontent le massacre et expliquent pourquoi ils continuent de déculotter le sacré. Impertinent, impénitent, intelligent : Charlie prouve encore que la liberté est autre chose qu’une marque de yogourt, pour ceux qui savent s’en servir… (Sébastien Tanguay)
6. Sleeping Giant
Sleeping Giant s’ouvre sur trois ados qui se poussent sur des balançoires trop petites. Ils ont l’air amis, égaux. Mais non. Deux d’entre eux sont cousins. Chevelus, en mode rebelle déglingué, essayant de choquer. Le troisième est plus fluet, poli, gentil. Tandis que les mauvais coups se multiplient, le fragile équilibre du trio est troublé lorsque l’un d’entre eux surprend un papa marié embrassant une dame qui n’est pas son épouse. Présenté en première américaine au Festival du film de Palm Springs, ce premier long métrage de l’Ontarien Andrew Cividino reprend avec beauté, et émotion, le thème éternel du passage de l’enfance à l’âge adulte, captant avec doigté le mal-être, le désir de plaire, les joints, les trips de bouffe et ce skate avec un pétard au bout sur lequel on monte, même pas peur. Au Centre Phi demain à 19 h 30. (Natalia Wysocka)

7. Amy Schumer qui utilise un potin pour la charité
Amy Schumer est la chouchoute du moment à Hollywood et elle utilise ce culte à bon escient. Plutôt discrète sur sa vie personnelle, l’actrice a pourtant confirmé sa relation avec son nouveau copain, Ben Hanisch, via une publication sur son compte Instagram. Sauf que… sous la photo, pas de commentaire, juste un lien vers un site web. Celui-ci (nationalmssociety.org/donate) mène à une plateforme de dons pour la sclérose en plaques. Le père de la comédienne est atteint de la maladie, d’où le choix de cette plateforme. Utiliser un potin pour la bonne cause, on aime ça. (Virginie Landry)
On se désole pour…
Une semaine de deuils
On a commencé la semaine en perdant David Bowie, à 69 ans. On la terminait hier en apprenant les décès de René Angélil à 73 ans et celui, aussi à 69 ans, de l’acteur britannique Alan Rickman (Robin Hood : Prince of Thieves, Harry Potter, Die Hard…), emporté par un cancer. Décidément, cette semaine est dure pour le moral. C’est que ces vedettes qui ont accompagné l’enfance de l’un, l’adolescence de l’autre, on avait l’impression qu’elles seraient toujours avec nous. Et quand elles nous quittent, c’est comme si une petite partie de nous s’éteignait, et c’est un rappel que rien n’est éternel. Reposez en paix, messieurs, et merci pour tout. Maintenant, pouvons-nous avoir un répit de mauvaises nouvelles? (Jessica Émond-Ferrat)