Soutenez

Critiques CD: Kool Shen, David Myles, Geneviève Binette et The Last Shadow Puppets

Cette semaine, l’équipe de Métro a écouté les derniers albums de Kool Shen, David Myles, Geneviève Binette et The Last Shadow Puppets.

Tranchant
Kool Shen
Sur le fil du rasoir
Note:

En dépit de ses presque 30 ans de carrière sur la scène hip-hop, la matière grise de Suprême NTM ne s’est toujours pas émoussée. Sur ce troisième album solo aux ambiances sombres, Kool Shen affile encore une fois sa plume sur la meule des travers de la société française, usant de son flow pour fustiger le racisme, disséquer le désespoir de la jeunesse et emmerder au passage le Front national. Exception faite de deux ou trois dérives pop, Sur le fil du rasoir réaffirme morceau après morceau la pertinence du vétéran.
– Maxime Huard

Joie de vivre
David Myles
Here Now
Note:

David Myles n’a jamais voulu se cantonner dans un seul style, et il poursuit cette exploration avec les six chansons de l’album Here Now. Dès l’entraînante It Don’t Matter, on renoue avec la voix teintée de joie de vivre du Canadien et la griffe de son complice, le rappeur Classified. Si toutes les incursions ne charment pas également notre oreille (on préfère Myles en mode crooner que r’n’b,comme dans Where Do I Belong), on ne peut que saluer la façon dont il ne se répète jamais tout en gardant un humour et une légèreté qui lui sont propres.
– Jessica Émond-Ferrat

Douce mélancolie
Geneviève Binette
Sous notre peau
Note:

Sur Sous notre peau, son deuxième album, Geneviève Binette chante tout en douceur sa nostalgie et son cœur un peu brisé. Entre mélancolie et soif de vivre, son humeur balance. Sur Prendre le thé, on devine que la chanteuse vit une peine d’amour qui n’en est pas une parce qu’il n’y a jamais vraiment eu de couple. Sur Karma, les cuivres pimpants donnent un air plus rétro et plus dynamique aux paroles libératrices. Un album personnel mais universel.
– Virginie Landry

Pas tout du tout
The Last Shadow Puppets
Everything You’ve Come To Expect
Note:

Le premier et unique album des «dernières marionnettes de l’ombre» date de 2008. La déception de ce retour n’en est que plus amère. En effet, c’est un comeback drôlement doucereux que nous offrent le créatif Alex Turner (aussi leader des Arctic Monkeys) et son pote Miles Kane. Ce n’est pas mauvais, c’est juste… gentil et propret. Des compos comme Dracula Teeth manquent ironiquement de mordant et on essaie très fort d’oublier le clin d’œil malhabile à Coolio lancé sur la pièce-titre : «As I walk through the Chalet of the shadow of Death.» Ow. Les gars : pourquoi?
– Natalia Wysocka

Articles récents du même sujet

Mon
Métro

Découvrez nos infolettres !

Le meilleur moyen de rester brancher sur les nouvelles de Montréal et votre quartier.