Culture

Café Society donne le coup d’envoi du Festival de Cannes

Actress Kristen Stewart poses for photographers, during a photo call for the film Cafe Society, at the 69th international film festival, Cannes, southern France, Wednesday, May 11, 2016. (AP Photo/Thibault Camus) Photo: Thibault Camus/The Associated Press
Jérôme Vermelin - Metronews France

La première star de ce 69e Festival, c’est elle. Kristen Stewart fait tourner la tête de tous les hommes dans Café Society, le nouveau Woody Allen, présenté en ouverture de la grande fête du cinéma mercredi. En conférence de presse, l’ex-héroïne de la saga Twilight a avoué qu’elle n’était pas forcément à l’aise, au départ, avec son personnage, mi-Lolita, mi-femme fatale…

Cheveux peroxydés, jupe moulante et t-shirt blancs, maquillage appuyé et collier en fer forgé autour du cou, Kristen Stewart a fait sensation lors de la séance de photos de Café Society, le nouveau Woody Allen. Celle qui pose en une de nombreux magazines, en ces premiers jours de Cannes 2016, s’est montrée plutôt discrète en conférence de presse, jusqu’au moment d’évoquer sa collaboration avec le maître new-yorkais, assis à ses côtés.

Tourner dans un film de l’auteur de Annie Hall et de Midnight in Paris, c’est intimidant? «C’est un peu comme lorsque vous écoutez une chanson et que vous reconnaissez tout de suite le groupe», a d’abord expliqué l’ex-Bella de Twilight, de manière imagée. «Ses films ont une identité très forte et, au début, je me suis demandé si j’y avais ma place. En général, je suis quelqu’un d’assez spontané, impulsif. Mais là, je me suis dit que j’allais apprendre tous mes textes par cœur… Et ça n’a pas marché.»

«Woody [Allen] a peut-être vu en moi quelque chose que j’ignorais jusqu’ici.» –Kristen Stewart, à propos de son rôle dans le film d’ouverture du Festival de Cannes, Café Society

Quelques ajustements plus tard, elle trouvera le ton juste pour incarner Vonnie, la jolie assistante qui fait tourner la tête de Bobby, joué par Jesse Eisenberg, et de son oncle Phil, puissant agent de stars dans le Hollywood des années 1930 incarné par Steve Carrell. Un vrai rôle de composition pour une comédienne qui affiche ces derniers temps un look mi-glam, mi-grunge sous de faux airs de garçon manqué.

«Je voulais une actrice qui soit capable d’incarner ce personnage qui est une adorable petite secrétaire en socquettes blanches au début, puis devient une beauté froide et sophistiquée au fil du film», a raconté pour sa part un Woody Allen enthousiaste, qui allonge là la liste de ses muses, aussi belles que talentueuses. «Elle était la seule.»

«Je tiens à dire que j’ai tout de même dû passer une audition», a précisé de son côté la comédienne, qui n’était pas sûre, au départ, d’être «crédible» en socquettes blanches. «Woody a peut-être vu en moins quelque chose que j’ignorais jusqu’ici. Pour moi, c’est la meilleure relation qu’on puisse imaginer avec un réalisateur.»

Le jury sur la Croisette

France Cannes Jury Photo Call

Le jury de la sélection officielle du Festival de Cannes s’est réuni hier au Palais pour la première journée du festival. Présidé par le cinéaste australien George Miller (quatrième en partant de la droite), le jury est composé également du réalisateur français Arnaud Desplechin, de la comédienne américaine Kirsten Dunst, du cinéaste hongrois László Nemes, de l’actrice et chanteuse française Vanessa Paradis, de l’acteur canadien Donald Sutherland, de la productrice iranienne Katayoon Shahabi, du comédien danois Mads Mikkelsen et de l’actrice et réalisatrice italienne Valeria Golino. Le jury remettra à la fin du festival, soit le 22 mai, la prestigieuse Palme d’or à l’un des 21 longs métrages de la compétition officielle, qui inclut Juste la fin du monde, de Xavier Dolan.

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