Débats

Le REM de l’Est, un projet formidable

Vue à l'intérieur du REM.
Photo: Gracieuseté/CDPQ Infra

TRIBUNE LIBRE – D’abord quelques faits: le métro est saturé. Allonger les lignes orange et vertes n’est plus possible, car elles atteignent le maximum de leurs capacités. Les solutions simplistes d’arrêter le REM à Honoré-Beaugrand ou à Radisson ne tiennent malheureusement pas la route.

La ligne rose était une bonne solution pour soulager l’orange et la verte. Le service rapide par bus (SRB) sur Pie-IX, lui aussi, est construit pour cette raison. D’ailleurs, ce SRB va empirer la saturation de la ligne verte, car il amène de la clientèle à la station de métro Pie-IX

Pour l’est de la ville, une ligne parallèle est absolument nécessaire. Le trajet du REM de l’Est est parfait pour soulager l’orange et la verte et, contrairement à ce qui est véhiculé, il y aura une connexion avec le métro à la station L’Assomption.

Pour ce qui est du boulevard René-Lévesque, il y a des bureaux, des condos aux fenêtres fermées et des véhicules polluants. Je me demande ce que l’on va défigurer. Je ne connais personne qui amène ses enfants faire une promenade sur René-Lévesque. Le projet tel que présenté ne peut que changer la donne.

On parle de fracture urbaine. Je suis d’accord. Mais pas celle que l’on pense. Pour les gens de l’est, se faire promettre des projets qui n’aboutissent jamais, se faire entasser comme des sardines dans un métro saturé, se faire polluer l’air de nos enfants, pendant des décennies, dans tous les quartiers qui longent la rue Notre-Dame, se faire dire que ça prend encore et encore d’autres études, voilà ce que j’appelle une fracture urbaine.

On ne parle pas assez du formidable côté positif de ce projet, de son côté structurant et prometteur. Il faut penser aux travailleurs, aux étudiants et aux personnes âgées qui pourront se rendre en 30 minutes au centre-ville, dans les bureaux, les centres hospitaliers, les universités, les cégeps et les musées. Sans oublier le quartier chinois, le quartier gai, le Quartier des spectacles, la rue Sainte-Catherine, le Vieux-Montréal, le mont Royal, etc.

La Caisse de dépôt et de placement du Québec est à nous. Cette caisse gère les fonds de pension et la RRQ de près de six millions de Québécois. Elle nous appartient, et il n’y a aucun contrôle étranger, de par la loi qui la gouverne (https://www.cdpq.com/fr/a-propos/gouvernance/loi).

Au-delà de la petite politique et des éternelles chicanes de financement, le trajet du REM de l’Est a peu d’impact sur les quartiers qu’il longe. La rue Notre-Dame est déjà une horrible autoroute. La nouvelle vision architecturale ne peut que faire du bien à cette cicatrice urbaine. La rue Sherbrooke à Pointe-aux-Trembles est une rue commerciale sur toute sa longueur, donc encore ici, le nouveau look ne peut qu’améliorer la donne.

Il faut être malhonnête pour ne pas apprécier l’effort que nos designers et architectes québécois de la firme Lemay ont accompli.

Bien sûr, aucun projet ne fera l’unanimité, mais le projet du REM de l’Est est extraordinaire pour toute la région de Montréal.

Michel Fraser
Citoyen de Pointe-aux-Trembles

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