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Pour que l’épargne
 devienne une habitude

Businessman examining financial charts using a calculator Photo: Getty Images/iStockphoto

Épargner en vue de ses vieux jours est un défi de taille pour la majorité des Québécois,
notamment pour ceux qui ne bénéficient pas d’un régime d’épargne-retraite en milieu de travail.

«Pour s’assurer une retraite confortable, il faut mettre de l’argent de côté», insiste Lyne Duhaime, présidente de l’Association canadienne des compagnies d’assurances 
de personnes (ACCAP).

Depuis l’entrée en vigueur de la Loi sur les régimes volontaires d’épargne-retraite (RVER), le 31 décembre 2016, la moitié des travailleurs qui n’avaient pas accès à ce genre de programme peuvent désormais en profiter.

Selon les estimations de la RRQ, environ 18 000 entreprises de plus de 20 employés étaient visées par la loi en 2013. Au 30 juin 2016, 2 226 d’entre elles avaient mis en place un RVER. «J’entends souvent dire que le RVER est un échec, ce qui est faux, se désole Lyne Duhaime. Il est trop tôt pour tirer des conclusions; les impacts se mesureront sur le long terme.»

Elle voit plutôt en cette loi l’occasion d’éveiller les consciences. «Beaucoup d’employeurs ont décidé d’opter pour un REER collectif, poursuit-elle. Il existe certes des nuances entre le REER et le RVER, mais l’objectif est avant tout de permettre à chacun d’avoir accès à un outil d’épargne-retraite à faible coût en milieu de travail.»

La retraite, un nouveau défi
Lyne Duhaime souhaite que l’épargne personnelle s’inscrive dans les habitudes de vie et devienne un automatisme. «Je fais souvent le parallèle avec le bac de recyclage, qu’on utilise aujourd’hui sans y penser», illustre-t-elle.

La présidente de l’ACCAP pense également que la planification de la retraite constitue un défi important, qui est plus que jamais d’actualité. «Avant, on arrêtait de travailler à 65 ans et notre espérance de vie était de 
71 ans, souligne Lyne Duhaime. Aujourd’hui, on vit sans travailler plus 
longtemps.»

«Les jeunes qui entreront sur le marché du travail dans les prochaines années trouveront normal que leur employeur leur offre cet outil, continue-t-elle. Cela dit, cotiser ou non est un choix individuel.»

Un régime volontaire
Si les entreprises de plus de 20 employés doivent désormais offrir un régime d’épargne-retraite aux membres de leur personnel, les employeurs n’ont pas l’obligation d’y contribuer pour autant.

L’adhésion des employés est quant à elle automatique. Ceux qui ne souhaitent pas participer auront cependant 60 jours pour y renoncer, sinon ils verront leur salaire amputé de 2%, le taux de 
cotisation par défaut, pendant un an. «Quand les gens doivent adhérer à quelque chose, ils ne le font pas», conclut Lyne Duhaime, qui voit cette stratégie d’un bon œil.

Loi

  • 2016. Depuis le 31 décembre dernier, les entreprises qui comptaient plus de 20 employés au 30 juin 2016 doivent leur offrir un régime volontaire d’épargne-retraite (RVER).
  • 2017. Les entreprises qui auront à leur service plus de 10 employés le 30 juin prochain devront quant à elles offrir le programme au plus tard le 31 décembre 2017.
  • Info: www.rrq.gouv.qc.ca

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