Les sauveteurs, ces rois de l'eau
Dans Baywatch, les sauveteurs sont toujours sexy, musclés et bronzés. Si ces héros télévisuels mènent une vie de plaisir et de glamour où les sauvetages spectaculaires se succèdent, au Québec, les sauveteurs ont une vie bien différente.
«On n’a pas tant de sauvetages que ça à faire, lance Lili-Maude Payette, 17 ans, sauveteuse depuis deux ans dans un parc aquatique. L’an dernier, j’ai fait plusieurs repêchages, mais pas plus de deux sauvetages.»
Cela ne signifie pas pour autant qu’ils mènent une vie de plaisir et de séduction sur la plage. «Nous n’avons pas le temps de vivre ces situations parce que nous avons beaucoup de responsabilités, explique Marie-Pierre Côté-Poirier, 19 ans, sauveteuse au parc Jean-Drapeau. Nous devons observer constamment ce qui se passe.»
Une formation stricte
Il n’y a donc pas beaucoup de risques de voir un David Hasselhoff québécois fendre les vagues pour venir à la rescousse d’un baigneur… «Nous voulons justement éviter ces situations, fait valoir Raynald Hawkins, directeur général de la section québécoise de la Société de sauvetage, l’organisme qui certifie les sauveteurs. Nous les formons pour qu’ils soient aptes à identifier et à prévenir les situations potentiellement dangereuses.» Ce qui signifie qu’en plus de faire des sauvetages et de la prévention, les sauveteurs doivent faire respecter les règles de sécurité.
«Ce n’est pas toujours ce qui se passe dans l’eau qui cause des problèmes, souligne d’ailleurs Valérie Lanier, 17 ans, sauveteuse à la piscine du parc Jean-Drapeau. Quelquefois, ça peut se produire à l’extérieur de la piscine. J’ai aussi travaillé dans une pataugeuse, où il fallait porter beaucoup d’attention à l’environnement extérieur.»
Profession ou emploi d’été qui demande maturité et résistance au stress, être sauveteur constitue une expérience formatrice pour le caractère. C’est du moins ce que soutient Raynald Hawkins. «Si on faisait un sondage, on découvrirait que la majorité des leaders des différentes professions ont déjà suivi la formation de sauveteur.»