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Bois, génie créatif et technologie

Des mobiliers antiques, des meubles d’inspiration contemporaine et un auditorium ingénieusement rénové : l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie du cégep de Victoriaville fourmille de créations conçues par ses étudiants. En plus des multiples façons d’ouvrer le bois, l’établissement nous fait découvrir un secteur d’activité à des années-lumière des idées préconçues.

L’École nationale du meuble et de l’ébénisterie, qui dispose de deux campus, l’un à Victoriaville et l’autre à Montréal, offre les programmes de formation professionnelle Ébénisterie, Rembourrage, Finition de meubles et Fabrication en série de meubles et de produits en bois ouvré. Elle propose également une attestation de spécialisation professionnelle et des programmes de niveau collégial en Techniques du meuble et d’ébénisterie. Pendant plus d’une quarantaine d’années, elle fut la seule école spécialisée en ébénisterie en Amérique du Nord.

«Les élèves sont des passionnés, prévient Hélène Jutras, responsable en information scolaire. Il faut voir les Å“uvres qu’ils réalisent!» Celles-ci résultent notamment des travaux pratiques des étudiants. L’événement Expo Meuble, qui a lieu chaque année, présente au grand public les projets de fin d’études des finissants. Il révèle le génie créatif et les habiletés techniques de personnes qui adorent façonner le bois.

Expertise recherchée

La demande croissante pour la confection de produits sur mesure et haut de gamme, de même que l’essor de nouveaux marchés, engendrent une conjoncture des plus favorables à l’insertion des diplômés en ébénisterie sur le marché du travail.

Victimes de leur impopularité, certains programmes ont de la difficulté à remplir leurs salles de classe, et ce, malgré les nombreux emplois disponibles. «Le programme Rembourrage ne démarre pas cette année, faute d’inscriptions, fait savoir André Duval, coordonnateur du programme à l’École nationale du meuble et de l’ébénisterie. C’est dommage que le domaine soit, à tort, associé aux tissus et à la couture.» Au même titre que les ébénistes, les dessinateurs, les peintres finisseurs, les coloristes et les programmeur sde machines-outils automatisées, les rembourreurs sont très sollicités sur le marché du travail.

Qui plus est, les produits de l’ébénisterie répondent à une variété de besoins qui s’expriment dans plus d’un secteur. «De l’intérieur de bateaux et d’avions de luxe à l’aménagement théâtral, en passant par les armoires de cuisine et l’ameublement de restaurants et de commerces, les possibilités de travail sont multiples, précise Mme Jutras. Par exemple, des entreprises comme Bombardier ont besoin de travailleurs qualifiés pour concevoir la finition intérieure de leurs avions.»

En 2007-2008, plus de 200 offres d’emplois sont parvenues dans les bureaux de l’École, soit deux fois plus que le nombre de finissants. Pour attirer les étudiants, plusieurs entreprises se
prêtent à de véritables campagnes de séduction. L’année dernière, près de 10 000 $ provenant des entreprises ont été offerts en bourses aux étudiants. Le fait est que plus de la moitié des entreprises de ce domaine affirment éprouver de la difficulté à recruter le personnel requis.

Invitation à l’exploration

Dotée d’une vingtaine
d’ateliers et de laboratoires dans chacun de ses deux campus, la plus
ancienne des écoles d’ébénisterie n’en demeure pas moins à la fine
pointe de la technologie.

Fière de ses installations et désireuse de faire découvrir le
dynamisme de son secteur d’activité, l’École nationale du meuble et de
l’ébénisterie organise des activités d’exploration comme Touche du bois
et Élève d’un jour.

L’École nationale du meuble et de l’ébénisterie fait partie des
cinq écoles nationales, affiliées à des cégeps, offrant des programmes
de formation dans des spécialités prisées sur le marché du travail.

www.ecolenationaledumeuble.ca

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