L'Ordre s'inquiète de la pénurie de technologues en radiologie
Les technologues en radiologie ne sont pas assez nombreux au Québec et la situation empire.
L’Ordre des technologues en radiologie du Québec (OTRQ) a lancé un cri d’alarme la semaine dernière. Selon Alain Cromp, directeur général de l’OTRQ, le vieillissement de la population a conduit à une augmentation importante du nombre d’examens et de traitements en radiologie.
Les technologues en poste ne suffisent plus et des milliers de procédures doivent être reportées. Un patient peut attendre jusqu’à huit semaines avant de recevoir les services d’un technologue en radiologie. Pour faire face à cette nouvelle réalité, deux nouvelles unités de radio-oncologie ouvriront leurs portes à l’hôpital Charles LeMoyne et à la Cité de la Santé. Mais où trouver les nouveaux technologues dont elles auront besoin?
Pénurie en vue
D’ici 2010, l’Ordre prévoit une pénurie dans toutes les technologies de la radiologie. Ainsi, 61 technologues en radio-oncologie manqueront à l’appel, sans compter les besoins des deux nouveaux centres.
Sans ces spécialistes, des victimes du cancer doivent se passer de leur traitement. En radiodiagnostic, il manque 150 technologues. Les médecins dépendent pourtant des radiologies pour poser leurs diagnostics. Finalement, 112 postes de technologues en médecine nucléaire ne pourront trouver preneurs.
Ces technologues sont les maîtres des substances radioactives permettant le diagnostic précis de nombreuses maladies. De plus, deux nouvelles spécialités sont apparues : la résonance magnétique et l’échographie, augmentant les besoins de main-d’ouvre. Seulement 279 personnes ont intégré l’Ordre l’année dernière, un nombre insuffisant pour rencontrer tous ces besoins.
Au cours des 10 prochaines années, 43 % des 4 500 membres que compte l’Ordre et qui ont aujourd’hui 50 ans et plus prendront leur retraite. C’est presque 2 000 postes qui exigeront donc une relève au cours de cette période.
Les DEC en techniques de radiologie constituent une formation intéressante pour ceux qui s’intéressent à la santé, mais préfèrent l’utilisation d’équipements plutôt que les soins directs aux patients.
Seulement deux étudiants sur cinq terminent la formation, alors que le taux de placement est de 100 %. Le salaire moyen de 50?000?$ et les bénéfices sociaux excellents. Ces DEC exigent des préalables en mathématiques et en physique de niveau secondaire!