Gérer la mutation du travail
Même si les débouchés sont intéressants, les métiers liés à la gestion des ressources humaines sont encore bien mystérieux. L’opinion populaire les réduit souvent à l’embauche et au congédiement du personnel.
«Ce sont deux de nos tâches, mais notre travail ne se résume pas qu’à ça. Le
spécialiste en ressources humaines intervient dans trois domaines : la gestion du personnel, les relations collectives de travail et l’administration des lois et des programmes gouvernementaux touchant le travail», explique Florent FrancÅ“ur, président-directeur général de l’Ordre des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles du Québec (ORHRI).
«Ça donne plusieurs possibilités d’emploi dans une foule de domaines, que ce soit la gestion des ressources humaines, la préparation à la retraite, la santé et la sécurité, la négociation de convention collective, etc.», ajoute le pdg de l’ORHRI. Et pour bien illustrer ces opportunités, l’ordre a créé le site internet www.lajoblapluscoolengestion.com où des professionnels nous expliquent leur métier et leur cheminement. Une initiative qui aidera peut-être à mieux les faire connaître et à briser l’image populaire.
De plus en plus populaire
Toutefois cette image à tendance à disparaître, puisqu’on note une augmentation des demandes d’admission dans les programmes universitaires de relations industrielles. «La mise à la retraite des boomers ouvre beaucoup de postes et la hausse des étudiants qui choisissent de se spécialiser dans la gestion des ressources humaines vient confirmer cette tendance, souligne Roch Laflamme, directeur adjoint du Département de relations industrielles de l’Université Laval. Mais ça n’empêche les relations de travail de demeurer une spécialisation toujours populaire.»
À l’Université du Québec en Outaouais, on offre un programme de relations industrielles avec un cheminement coopératif. «Le monde du travail est en mutation, fait valoir Elmustapha Najem. Les anciennes méthodes doivent céder la place à de nouvelles adaptées aux réalités d’aujourd’hui.»
La retraite des boomers, le mentorat, le multiculturalisme, les accommodements raisonnables, la mondialisation et les exigences des nouvelles générations sont parmi ces phénomènes qui prendront encore plus d’importance dans les prochaines années. «Les employeurs doivent déjà composer avec une multitude de nouvelles réalités. Plus que jamais ils ont besoin de personnel, comme des conseillers en ressources humaines et en relations industrielles, pour gérer adéquatement cette nouvelle vision du monde du travail», estime Florent FrancÅ“ur.