Formation et emplois

De plus en plus de jeunes s'engagent

Où John Stubbs trouve-t-il le temps de tout faire? Le jeune homme de 27 ans occupe à temps plein un poste de cadre supérieur à la Banque Scotia et termine à temps partiel une maîtrise en administration des affaires à l’Université Ryerson. Au cours des cinq dernières années, il a assumé les fonctions d’aide-physiothérapeute au Toronto Rehabilitation Centre, d’animateur d’un groupe de sportifs au Centre for Mental Health and Addiction et de conseiller de camp au Gilda’s Club.

Il a assumé les trois dernières fonctions bénévolement, par intérêt personnel. «Je n’ai pas étudié au baccalauréat en sciences de la santé, mais j’ai toujours voulu savoir comment on aide les professionnels de la santé et comment on gère les centres de santé, explique John Stubbs. Les bénévoles ont la chance de vivre de telles expériences sans avoir à étudier pendant plusieurs années pour décrocher un diplôme et obtenir un emploi à temps plein dans leur domaine d’études.»

John Stubbs fait partie du nombre croissant de jeunes adultes qui font du bénévolat. D’après l’Enquête canadien­ne sur le don, le bénévolat et la participation menée en 2004, les Canadiens de 15 à 24 ans présentent le taux de bénévolat le plus élevé de tous les groupes d’âge, soit 55 %. Quant aux Canadiens de 25 à 34 ans, 42 % d’entre eux ont fait du bénévolat.

Ce sont des statistiques encourageantes pour Deborah Gardner, qui, en sa qualité de directrice générale de Volunteer Toronto, fait connaître les occasions de bénévolat aux personnes intéressées.

Des expériences uniques

Le bénévolat peut procurer aux jeunes adultes qui vivent loin de chez eux pour la première fois un sentimentd’appartenance, particulièrement s’ils optent pour des organismes qui concentrent leurs efforts sur leur quartier ou les personnes de même sexe ou de même origine ethnique qu’eux.

Deborah Gardner recommande de faire du bénévolat pour acquérir de nouvelles compétences et se bâtir des réseaux. «Puisqu’ils ne sont pas rémunérés, les bénévoles ne peuvent pas mettre leur emploi en jeu en commettant une erreur, explique-t-elle. Ils peuvent s’éloigner de leur zone de confort et tenter de nouvelles expériences.»

L’ère numérique a permis à Volunteer Toronto de s’aventurer au-delà des avenues de promotion traditionnelles du bénévolat : les foires communautaires et les écoles. Aujourd’hui, Volun­teer Toronto utilise Facebook et Twitter pour mobiliser les personnes douées en informatique, et le site web de l’agence répertorie environ 12 000 occasions de bénévolat en tout temps.

John Stubbs fait sa part pour susciter l’intérêt des jeunes adultes en utilisant son expérience en tant que bénévole dans les volets planification et développement du secteur. Outre siéger au conseil d’administration de Volunteer Toronto, il participe actuellement à l’initiative GenNext de Centraide, qui assure la promotion des possibilités de bénévolat auprès des jeunes adultes.

Il perçoit cette expérience comme une autre étape de son développement personnel. «On retire toujours quelque chose du bénévolat, souligne-t-il. L’échange est toujours égal, même s’il n’est pas financier. On reçoit en échange de l’expérience.»

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