Formation et emplois

L'emploi au rendez-vous dans la construction

Quelque 13 000 nouveaux travailleurs ont fait leur entrée dans l’industrie de la construction en 2008 – trois fois plus qu’il y a 10 ans! Malgré les soubresauts que connaît actuellement l’économie, l’activité demeure grande sur les chantiers, et la de­mande de main-d’Å“uvre persistera dans les années à venir, fait savoir André Martin, porte-parole de la Commission de la cons­truction du Québec (CCQ).

Le vieillissement des travailleurs de la construction   et le taux de roulement élevé que connaît ce domaine expliquent les importants besoins de remplacements.

Actuellement, 16 600 travailleurs sont âgés de 55 ans et plus, dont les grutiers, qui arrivent en tête de liste. Chaudronnier, monteur d’acier de structure, serrurier de bâtiment, monteur-mécanicien (vitrier) et électricien font également partie des métiers dont le bassin de main-d’Å“uvre est tout particulièrement vieillissant.

«D’ici 2012, l’industrie continuera à avoir besoin de plus de 10 000 nouveaux travailleurs par année. Il faudrait idéalement faire passer de 5 800 à 7 000 le nombre de finissants par année au sein des différents programmes d’études professionnelles (DEP) pour répondre à la demande», poursuit M. Martin, tout en affirmant que le DEP constitue la voie d’entrée privilégiée se tailler une place dans l’industrie de la construction.

Des chantiers en activité
Au Québec, l’industrie de la construction est composée de quelque 26 métiers et d’une trentaine «d’occupations». Répartie en différents secteurs – le résidentiel, l’industriel, le commercial, l’institutionnel, le génie civil et la voirie -, cette industrie emploie plus de 145 000 travailleurs.

«Malgré la récession, l’activité sur les chantiers se porte bien, soutient M. Martin. Le secteur résidentiel perd un peu de vitesse, mais on l’avait déjà anticipé. Les constructions industrielles et commerciales connaissent également un ralentissement.» Mais du côté du secteur institutionnel et des travaux de la voirie et du génie civil, le volume d’activité s’annonce tout particulièrement élevé. Dans la foulée de plusieurs investissements gouvernementaux, plusieurs projets d’envergure sont mis en chantier, que ce soit pour la construction et la remise à neuf d’infrastructures, de ponts, de routes, d’immeubles à bureaux, etc.

«C’est à Montréal qu’ont lieu les deux tiers des travaux. Mais les besoins de main-d’Å“uvre se font également sentir dans la région de l’Outaouais et de la Capitale-Nationale, où il y a beaucoup de bâtiments institutionnels. En Mauricie, la réfection de la centrale nucléaire de Gentilly et l’implantation d’une usine de composants pour panneaux solaires sont d’autres exemples de chantiers qui montrent que le secteur n’est pas sur le point de s’essouffler.»

Une carrière assurée
Disposant d’un régime d’apprentissage structuré permettant de passer d’apprenti à compagnon, les travailleurs de la construction bénéficient également de conditions de travail avantageuses : une échelle salariale qui peut atteindre 34 $ l’heure pour un compagnon, un fonds de retraite, un régime d’assurances, un accès facilité à des activités de perfectionnement, etc. De même, un régime multiemployeur est offert à l’ensemble de l’industrie, lequel assure une stabilité d’emploi aux travailleurs qui peuvent passer d’un employeur à l’autre sans perdre leurs avantages cumulés.

Arpenteur, boutefeu, charpentier, opérateur d’équipement lourd, opérateur de pelles mécaniques et, parmi les moins connus, ferblantier, monteur-mécanicien (vitrier), cimentier-applicateur ainsi que carreleur sont quelques-uns des métiers que le site de la CCQ (www.ccq.org) vous propose de découvrir!

«Les jeunes qui ont des aptitudes pour le travail manuel et créatif et qui optent pour la construction assurent leur avenir!» conclut M. Martin.
         
Cette chronique est un service de Septembre éditeur.
 

Articles récents du même sujet