Formation et emplois

Gestion industrielle de mode: programme méconnu mais prometteur

L’industrie québécoise de la mode vit, depuis quelques années de profondes mutations qui ont changé son visage et tout le marché de l’emploi qui y est rattaché. Le programme de gestion industrielle de la mode offert à l’École supérieure de mode (ESMM), une école affiliée à l’Université du Québec à Montréal et au collège LaSalle, souffre de cette mauvaise presse et peine à combler ses salles de cours.

Pourtant, le marché du travail est friand de ses diplômés, qui se font de plus en plus rares. Bien que le marché soit apte à accueillir au moins de 20 à 25 finissants par année, la concentration en gestion industrielle, offerte dans le cadre du baccalauréat en gestion et design de mode, accueille chaque année moins de 10 étudiants, dont environ la moitié vont terminer le baccalauréat.

Selon Serge Carrier, administrateur délégué de l’ESMM, cette concentration a toujours fait figure de «parent pauvre» du programme, «comme s’il y avait une opposition inconciliable entre les termes gestion industrielle et mode».

Marché en mutation
Avec la diminution de la production au Québec et la sous-traitance de la production à l’étranger, la vocation a changé au cours des années 2000. «Le travail de gestion industrielle s’est compliqué dans les dernières années, explique M. Carrier. Il y a encore le côté industriel, manufacturier, en plus de toute la logistique d’import-export et de l’informatisation. Le programme évolue en fonction de ces changements. On essaie de répondre à la réalité 2009 de ce qu’est la gestion industrielle de la mode.»

Éli­sabeth Mihou, fraîchement diplômée en gestion industrielle de la mode, confirme la pertinence de ce programme. «Avec mon DEC en design de mode et mon bac en gestion industrielle, je comprends toute la chaî­ne de production, tout le processus. En plus de la production locale, on a étudié le commerce international. Ce que j’ai vu dans mes cours, je l’applique tous les jours dans mon travail.»

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