Formation et emplois

Le temps de la recherche pour un emploi d'été

Frédéric Khalkhal, Métro

C’est le temps de chercher un emploi d’été! Pour ceux qui se demandent par quel bout commencer, voici quelques pistes à explorer. 

Beaucoup d’étudiants pensent occuper leurs vacances estivales à travailler pour payer leurs études.
En plus d’assurer une certaine rémunération, l’emploi d’été permet d’accumuler de l’expérience, d’engranger de nouveaux contacts et ainsi, après l’obtention d’un diplôme, de faciliter l’entrée sur le marché du travail. À formation égale, un em­ployeur risque de faire son choix en fonction de l’expérience des postulants.

La première question à se poser, pour un étudiant qui cherche un job d’été, est de savoir s’il veut une activité payante ou en rapport avec ses études. L’idéal étant que ces deux éléments soient liés.
Selon Frédéric Fortin, du Carrefour Jeunesse Emploi, «il est préférable de favoriser le travail en rapport avec les études pour acquérir une expérience utile lorsque l’étudiant se lancera dans la vie active».

Si on veut travailler dans une institution gouvernementale du Québec, la question ne se pose pas. «Pour un emploi public, nous favorisons les étudiants qui cherchent un travail en rapport avec leurs études», explique Catherine Bourque-Barrette, conseillère à la direction du Placement étudiant du Québec (PEQ). Le placement étudiant en ligne que propose le PEQ est en constante augmentation depuis deux ans, et la période estivale est toujours la plus abondante en offres et en demandes d’emplois étudiants.

Boom du printemps
«Il est possible de postuler toute l’année pour un job étudiant, mais il est vrai qu’en mars et avril, il y a un boom des de­mandes pour trouver un travail d’été», précise la con­seillère. Chaque année, ce sont près de 3 200 emplois pu­blics que propose l’organisme aux saisonniers.

La sélection se fait de manière aléatoire. «Le but est de donner de l’expérience», explique Mme Bourque-Bar­rette.  La sélection des étudiants, pour les emplois proposés dans le privé, est à la discrétion de l’employeur.

Plusieurs autres organis­mes proposent une aide aux étudiants désireux de ne pas se la couler douce pendant l’été. 

Astuces et bonnes adresses
Il est nécessaire de commencer sa recherche le plus tôt possible en se munissant d’un curriculum vitæ attrayant et une lettre de motivation type. Une expérience de bénévole ou une activité parascolaire peut avoir son importance dans un C.V. 

Il est possible de s’inscrire en ligne à Placement étudiant du Québec dès le mois d’octobre pour l’été suivant. Par ailleurs, les centres Service Canada pour jeunes sont généralement ouverts dès le début du mois de mai. Le Carrefour Jeunesse Emploi, présent dans chacun des arrondissements de Montréal, propose aussi un soutien aux étudiants désireux de trouver un travail d’été. Il en va de mê­me au Café-Jeunesse, pour ne citer qu’eux.

Consulter les babillards
Le bureau de placement de l’établissement scolaire de l’étudiant peut également lui permettre de trouver des offres d’emploi. En dehors des services de placement, il est toujours possible de consulter les babillards des écoles ou des universités, qui affichent souvent quelques occasions d’emplois d’été. L’expé­ri­ence requise est souvent en relation avec les études du futur candidat.

www.cjemploi.org
www.summer-work.com
www.servicecanada.gc.ca
www.cafejeunessemulticulturel.org

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