Formation et emplois

La maladie du retour au travail

Il y a maintenant deux semaines que vous êtes revenu de retour de vacances après une, deux ou trois semaines au loin. Vous êtes revenu débordant d’énergie, prêt à reprendre votre rythme normal de travail.

Mais voilà : pendant votre absence, le travail s’était accumulé. Appels à retourner, requête pressante, etc. De plus, c’est maintenant à votre tour d’assurer une partie des tâches des collègues qui n’attendaient que votre retour pour partir en vacances. Comment allez-vous réagir?

Il y en a qui décideront de se lancer à corps perdu dans le travail afin de voir leur pile de choses à faire se vider dans les plus brefs délais. Ils ne compteront pas les heures, oublieront l’heure du lunch et refuseront les discussions habituelles avec leurs collègues sous prétexte qu’ils ont une tonne de choses à faire. Dans Glissez sur le temps, j’ai appelé ce comportement une crise de temps-dinite…

Ils feront un bout comme ça, mais, un bon soir, leur organisme leur dira basta! en leur imposant une fièvre soudaine, des douleurs musculaires, de la diarrhée, des crampes et toute autre affliction imposant le repos. L’énergie accumulée pendant les vacances aura été gaspillée. Retour à la case zéro…

Deux trucs
Mais que faire si cette énorme pile de choses à faire vous agace? Je vous propose deux trucs. Premièrement, rappelez-vous votre rythme de travail d’avant les vacances, celui qui ne vous rendait pas malade. Vous pouvez certes l’augmenter pendant une ou deux semaines, mais ne le perdez pas de vue et ne le doublez surtout pas. Vous devez tendre à retrouver votre rythme de croisière.

Deuxièmement, retrouvez la notion de priorité. Dans cet amas de choses à faire, il y a des choses importantes et d’autres qui ne le sont pas. Il y a des choses urgentes et d’autres qui ne le sont plus. Cet appel urgent d’il y a trois semaines ne l’est probablement plus. Contentez-vous d’un suivi, tout au plus.

Attaquez-vous à ce qui est prioritaire en premier tout en assumant vos tâches quotidiennes. Et si en quittant le soir, vous remarquez que votre pile de choses à faire n’est pas encore vide, souriez et dites-vous que vous aurez toujours du travail demain.

En travaillant ainsi, vous viendrez à bout de votre pile d’ici quelques jours et vous serez encore plein de l’énergie accumulée pendant vos vacances. Rappelez-vous : rythme et priorité. C’est bien de se donner pour son travail. C’est bien de se dépasser, mais si vous le faites aux dépens de votre organisme, celui-ci réagira tôt ou tard.

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