Formation et emplois

Joe le plombier ne connaît pas la récession

L’industrie de la construction a beau tourner au ralenti, votre plomberie n’attendra pas la reprise de l’activité économique pour rendre l’âme. Voilà pourquoi les aspirants plombiers sont optimistes quant à leur avenir professionnel.

Charles Dufour, un apprenti plombier qui travaille chez Plomberie Gilles David & fils, a ob­tenu un emploi dès qu’il est sorti de l’é­cole, en septembre 2008. «J’ai trouvé assez facilement, se souvient Charles. Quand je suis allé passer mon entrevue d’embauche, je me suis trompé de porte et j’ai été chez le concurrent de mon employeur, qui est situé dans le bâtiment voisin. Figurez-vous que lui aussi il était prêt à m’engager sur-le-champ!»

Marché favorable
Selon Dominic Pépin, en­seignant au programme de plomberie et chauffage à l’École des métiers de la construction de Montréal, le marché du travail est favorable aux plombiers en herbe. «La demande de main-d’Å“uvre en plomberie est impressionnante, ex­plique-t-il. Le taux de placement de nos étudiants avoisine les 90 %. En plus, la moyenne d’âge des plombiers augmente. Plusieurs prendront leur retraite d’ici quelques années. Il faudra donc les remplacer.»

Pour exercer le métier de plombier, il faut obtenir un diplôme d’études secondaires professionnelles (DEP) en plomberie et chauffage. La formation dure 1 500 heu­res et s’échelonne sur une période de 13 à 15 mois, selon les établissements.

L’étudiant doit ensuite remplir son carnet d’apprentissage en effectuant au moins 6 500 heures de travail pour un plombier qui possède le certificat de compagnon. Une fois qu’il a rempli son carnet d’apprentissage, il devra réussir les tests de la Commission de la construction du Québec (CCQ). La rémunération ho­raire de l’apprenti augmentera à mesure qu’il accumulera des heures de travail.

Charles Dufour ne regrette pas d’avoir choisi cette formation puisqu’il est passionné par ce qu’il fait. «Il faut être vif d’esprit pour faire ce métier parce qu’on est appelé à résoudre des problèmes complexes. Il faut savoir garder son calme en tout temps. C’est une profession vraiment intéressante, je fais quelque chose de différent chaque jour.»

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