Formation et emplois

Arrimage des connaissances

Le ministère de l’Immigration offre aux nouveaux arrivants un service fort important qui permet d’évaluer les études qu’ils ont faites à l’étranger. Il s’agit du service de l’Évaluation comparative des études effectuées hors Québec, offert à Montréal, Québec, à Laval et à Longueuil.

Le processus de comparaison s’appuie sur des principes rigoureux, énoncés par l’UNESCO dans la Convention sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur. Ces principes guident l’évaluation comparative des  études collégiales et universitaires en Europe, et leur adoption se répand au Canada.

Une procédure complexe
La procédure qui découle de ces principes est très rigoureuse. Le nouveau venu doit d’abord soumettre les documents qui attestent des formations qu’il a complétées dans son pays d’origine. On s’assurera alors qu’ils sont authentiques et que l’établissement qui les a émis avait bien le pouvoir légal de le faire.

On déterminera ensuite la position qu’occupe le programme d’études dans le système d’éducation du pays et la nature des apprentissages. Des avis provenant des services d’évaluation internationaux sont également consultés pour déterminer le niveau de formation reçu. Cette démarche permettra d’identifier l’équivalent de la formation étrangère dans le système québécois. Un document présentant cette équivalence sera produit.

Plusieurs nouveaux arrivants semblent ne pas connaître ou négliger d’utiliser ce service. Pourtant, l’évaluation permettra de formuler un objectif de recherche d’emploi réaliste. Par exemple, si votre évaluation stipule que vous avez une formation équivalente à celle d’un détenteur de technique en génie civil, les emplois auxquels vous pourrez postuler seront les mêmes que ceux auxquels postulent normalement ces diplômés. Il ne servirait à rien de présenter votre candidature à des emplois exigeant des études universitaires en génie civil.

Bien que cet exemple semble simpliste, il faut savoir que la diversité des appellations d’un pays à l’autre crée une confusion monstre.  L’évaluation comparative permettra de trancher.    

Une valeur à repenser
Le document n’est pas une attestation et n’a qu’une valeur indicative. Les établissements d’enseignement et les ordres professionnels ne sont donc pas liés par les résultats de l’évaluation comparative. Ils utiliseront leurs propres critères d’évaluation pour l’admission.

Plusieurs nouveaux arrivants en sont désappointés et remettent en question la pertinence de leur évaluation. Il est permis de se demander pourquoi une procédure aussi rigoureuse ne produit finalement que des suggestions. Une démarche plus simple ne pourrait-elle pas suffire? Ce qui est sûr, c’est qu’une meilleure articulation entre les diverses évaluations faciliterait grandement leur intégration.

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