Formation et emplois

La travailleuse d'aujourd'hui en 4 temps

Cet automne, la Commission sur l’équité salariale (CES) donnera le coup d’envoi des formations destinées à aider les entreprises à se conformer aux nouvelles dispositions de la Loi sur l’équité salariale. Em­ployeurs, salariés et représentants syndicaux y sont conviés. À cette occasion, Métro a tenté de dresser le portrait de la travailleuse d’aujourd’hui.

Elle ne reçoit pas toujours un salaire équitable
Au Québec, la rémunération horaire moyenne des femmes employées en 2008 était de 18,65 $, contre 21,39 $ chez les hommes.

Les modifications apportées à la Loi sur l’équité salariale, en mai, visent à renforcer celle de 1996, alors que 50?% des entreprises n’en avaient toujours pas atteint les objectifs. «La loi n’était pas assez sévère et manquait d’élan», affirme Luis Padilla, enquêteur à la CES. Doré­navant, les entreprises doivent compléter un premier exercice d’équité d’ici le 31 décembre 2010. Après cette date, la CES, pourra sanctionner les fautifs.

Elle a une présence accrue dans divers domaines
«Les ségrégations professionnelles sont encore très réelles», déclare Stépha­nie Tourangeau, coordonnatrice des droits au travail au Conseil d’intervention pour l’accès des femmes au travail (CIAFT). En effet, 87 % du personnel infirmier et des thérapeutes sont des femmes, alors qu’elles ne représentent que 22 % des effectifs dans les secteurs  sciences naturelles, ingénierie et mathématiques.

Pourcentage de femmes selon les secteurs professionnels 1987-2006

   2006  1987
 Médecins et dentistes  55 % 43 %
 Professionnels dans les affaires et les finances  52 %  38 %
 Postes de gestion  36 %  30 %

 

Elle est ambitieuse
Selon une enquête réalisée aux États-Unis en 2008 par l’organisme Families and Work Institute, les femmes seraient aussi ambitieuses que les hommes. Ainsi, 67?% des hommes de moins de
29 ans ont répondu aspirer à un emploi impliquant de plus grandes responsabilités, pour 66 % des femmes du même groupe d’âge.

Angelo Soares, spécialiste du comportement organisationnel à l’École de sciences de la gestion de l’UQAM, affirme que certaines divisions des émotions et des comportements existent toujours selon le sexe. «La rage et la colère sont des émotions qu’on associe à l’homme. La femme est vue comme quelqu’un d’empathique, de sensible, et qui maitrise sa colère. Face à une femme qui a du leadership, les gens disent qu’elle est masculine».

Elle exerce de plus en plus d’influence
Tous les ans, le magazine Forbes établit les listes des personnalités les plus riches et puissantes. En 2009, dans la catégorie des femmes les plus influentes (pour l’année 2008), Angela Merkel, chancelière d’Alle­magne, arrive en tête pour la troisième année consécutive.

Quant au classement mixte des célébrités les plus puissantes, Ange­lina Jolie occupe le premier rang, suivie d’Oprah Winfrey, Madonna et Beyoncé Knowles. «On peut se réjouir quand une femme atteint les hautes sphères du pouvoir, mais ce n’est pas une fin en soi et, surtout, ce n’est pas la majorité des femmes qui s’y trouvent», précise Mme Tourangeau.

Sources : Institut de la statistique du Québec et Statistique Canada

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