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Anaelle Hertz, gagnante d'un prix Chapeau, les filles!: pour l'amour des mathématiques

Quand la passion guide notre choix d’étude, le travail et l’effort sont généralement au rendez-vous. Anaelle Hert, étudiante en mathématiques et physique à l’Université de Montréal, en est l’exemple vivant. Elle a mérité le prix Stage dans un laboratoire en France du Centre national de la recherche scientifique et de l’Office franco-québécois pour la jeunesse lors du 13e concours Chapeau, les filles!

Mme Hertz s’envolera prochainement pour un stage de recherche de trois mois dans un laboratoire français. «Je suis vraiment excitée à l’idée de faire de la recherche en France. J’ai déjà fait de la recherche à Montréal et j’adore ça», déclare la jeune femme de 21 ans. Cette expérience de recherche occupera le proche avenir d’Anaelle Hertz. «Je souhaite actuellement faire de la recherche. J’aimerais faire mon doctorat pour être chercheuse», soutient-elle.

Curiosité sans bornes
La jeune femme a une immense curiosité pour les phénomènes physiques. Elle aime la «folie» que l’on trouve en recherche. «Il faut être vraiment imaginatif pour faire des découvertes là où personne n’a jamais cherché, dit-elle. J’ai fait un an en génie mécanique. J’étais plus passionnée par l’aspect théorique et les mathématiques que par l’ingénierie.»

Anaelle Hertz étudie au baccalauréat en mathématiques et physique, domai­ne où les filles ne sont pas légion. «Il n’y a vraiment pas beaucoup de filles. Je sais qu’il y a des professeures. Toutefois, je n’en ai jamais eu», explique la jeune femme. Anaelle croit qu’il existe toujours des stéréotypes dans certaines professions. «Les filles ne sont pas encouragées à étudier en sciences dès le début de l’école primaire. On oriente les petites filles et les petits gars vers des domaines dits féminins et masculins. Il y a certaines professions qui sont ainsi éliminées par certaines filles», croit-elle.

Selon Mme Hertz, la faible représentation du sexe féminin en mathématiques et en physique, ainsi qu’en sciences en général, n’est pas due à un manque de capacités ou d’intelligence. «Elles ne sont simplement pas encouragées à aimer les sciences, affirme-t-elle. Moi-même, qui ai toujours été une maniaque des maths, j’ai fait mes études collégiales en arts et sciences. Je n’avais aucune idée de ce que je voulais faire, mais je voulais avoir toutes les portes ouvertes.»

L’idée de faire un stage en France ainsi que d’encaisser la bourse qui accompagne le prix réjouit Anaelle, mais la reconnaissance de ses efforts la touche aussi énormément. «C’est agréable de voir ses efforts et son travail récompensés et reconnus», affirme-t-elle.

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