Formation et emplois

Esthéticienne : au service de la beauté

Les modes passent, mais le désir d’être co-quette reste. Soutenu par une forte demande féminine et par la croissance d’une nouvelle clientèle masculine, le marché de l’esthétique offre des débouchés intéressants à celles qui voudraient mettre leurs talents au service de la beauté.

Spas, salons d’esthétique, comptoirs cosmétiques ou cliniques dermatologiques, les possibilités d’embauche sont nombreuses. «Même si certains salons ont moins de rendez-vous en raison de la crise économique, il y a des possibilités ailleurs, constate Véroni­que Primeau, enseignante en esthétique à l’École des métiers des Faubourgs. Presque chaque semaine, une nouvelle pharmacie ouvre ses portes et a besoin d’esthéticiennes pour con-seiller les clients.»

Selon Alicia Fraser, qui a terminé ses études en février, il est plus difficile d’obtenir les emplois les plus intéressants. «La majorité de mes camarades de classe souhaitaient travailler dans un salon ou un spa, se souvient-elle.

Avec la crise économique, ces établissements ont moins tendance à embaucher leur stagiaire. Il y a peut-être des emplois dans le domaine de la vente, mais ce n’est pas aussi stimulant.»

Celles qui ont le sens des affaires peuvent travailler à leur compte. Véronique Primeau leur conseille toutefois de s’assurer quelques années d’expérience avant d’effectuer la transition vers le travail autonome.

Où se former?    
Dans la région de Montréal, une dizaine d’établissements offrent le diplôme d’études professionnelles (DEP) en esthétique. Cette formation dure 1 350 heures et s’échelonne sur 13 mois. Un stage de 90 heures est prévu à la fin du programme. 

«Une bonne partie du DEP est consacrée à la pratique, explique Véronique Primeau. Peu de temps après la rentrée, les étudiantes commencent à appliquer sur leurs camarades ce qu’elles ont appris en classe. Puis, elles interagissent avec les clientes qui prennent rendez-vous à notre école.»

Ce DEP permet de maquiller, d’épiler et de donner des soins du visage. Celles qui veulent faire de l’électrolyse ou de l’épilation au laser doivent faire des études supplémentaires. Certaines esthéticiennes suivent d’autres formations connexes, notamment des cours de massothérapie, pour augmenter l’étendue des services qu’elles sont en mesure d’offrir.

Toujours selon Véronique Primeau, une bonne esthéticienne doit être à l’aise avec les relations interpersonnelles. «L’empathie est une qualité essentielle, affirme l’enseignante. Elle doit aimer travailler avec le public, puisque le contact que nous établissons avec la clientèle relève d’une
certaine intimité.»

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