Formation et emplois

Devenir plâtrier: la persévérance est de mise

Avis à ceux et à celles qui veulent devenir plâtrier : il faut de la persévérance pour exercer cette profession qui requiert une bonne dose d’endurance physique, prévient Mario Ro­chon, enseignant en plâtrage à l’École des métiers de la construction de Montréal, le seul établissement à offrir cette formation dans la région métropolitaine.

Selon M. Rochon, seul le quart des étudiants inscrits y feront carrière. «C’est un milieu difficile, admet-il. Les entrepreneurs testent les recrues, ce qui en pousse plusieurs à changer d’orientation professionnelle.»

Les personnes motivées réussiront toutefois à faire leurs marques, explique l’enseignant. «Soyez ponctuels, faites ce qu’on vous demande sans rouspéter et vous trouverez du travail», conseille-t-il.

Patrick Gauthier et Julie Desnoyers ont tous deux obtenu leur diplôme d’études professionnelles (DEP) en plâtrage il y a moins d’un an. Les deux apprentis plâtriers ont trouvé un emploi dès la fin de leurs cours et ils n’ont jamais manqué de travail depuis. «Au début, j’étais un peu plus lent, et les patrons m’agaçaient en me demandant si je dormais, mais j’ai vite fait ma place», raconte Patrick. «Il faut s’habituer au ry­th­me de travail, ajoute Julie. À la sortie de l’école, on maîtrise la technique, mais pas la vitesse. La première semaine de 40 heures est difficile, mais on devient vite plus solide.»

L’apprentissage
Le DEP en plâtrage dure 810 heures et s’échelonne sur 8 mois. L’étudiant doit en­suite trouver une garantie de travail de 150 heures rémunérées pour recevoir son certificat d’apprenti délivré par la Commission de la construction du Québec (CCQ). Une fois ces 150 heures complétées, l’apprenti peut postuler auprès de n’importe quel entrepreneur. Il devra encore travailler au moins 5 040 heures avant d’être admissible à l’examen de la CCQ, qui lui permettra d’obtenir son certificat de compagnon.

Après le métier de peintre, la profession de plâtrier est celle qui compte le plus de membres de la gent féminine. Parmi les 2 919 plâtriers actifs en 2007, 109 étaient des plâtrières, selon le recensement de la CCQ. «J’avais un peu peur, au début, d’être dans un milieu d’hom­mes, mais ça s’est super bien passé, se souvient Julie Desnoyers. Les gars sont ouverts et ils m’ont acceptée parce que je leur ai montré que je pouvais faire la job.»

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