Formation et emplois

De la ferme à l'hôpital

Lorsque Maryse Béliveau a quitté L’Île-Perrot pour aller étudier en technologie des productions animales à La Pocatière, ses proches ont été surpris. Ils ont été encore plus étonnés lorsqu’elle est devenue infirmière. Pourtant, la jeune femme, qui travaille aujourd’hui aux soins intensifs de l’hôpital Saint-Luc, ne trouve rien d’étrange à son parcours.

Qu’est-ce qui vous a amenée à travailler à la ferme?
Mon grand-père a une ferme, et ça m’a toujours intéressée. Quand je suis allée voir un orienteur, il m’a parlé du programme à La Pocatière. J’y suis allée et, ensuite, j’ai travaillé pendant deux ans et demi. J’allais dans les fermes, où je faisais des programmes alimentaires pour augmenter la production laitière. J’aimais travailler à l’extérieur, être utile, répondre aux questions des producteurs. Mais j’étais toujours sur la route et je n’aimais pas l’idée de
vendre des services. Et puis, j’avais rencontré mon copain qui habitait à Québec et j’avais besoin de stabilité.

Comment s’est faite votre réorientation?
Je réfléchissais et commençais à m’intéresser au métier d’infirmière. J’aime le changement et, comme infirmière, on peut changer de département, travailler pour Héma-Québec, une entreprise, un hôpital. J’ai appelé la responsable d’un programme en soins infirmiers, et elle m’a fait visiter le cégep. J’ai fait ma demande; je n’avais pas reçu ma réponse que j’avais quitté mon travail et déménagé à Québec.

Avez-vous rencontré des obstacles?

Ce qui a été le plus difficile a été de retourner étudier et travailler au salaire minimum. Ce qui a aidé est que mon copain était encore aux études, alors il avait le même mode de vie que moi.

Pensez-vous avoir perdu votre temps avec votre ancienne carrière?

Je ne regrette rien. Ça m’a beaucoup apporté; je suis devenue plus mature. J’étais toute seule sur la route, il fallait beaucoup d’entregent, et ça m’a donné confiance en moi.

Aujourd’hui, vous aimez votre métier?
Je travaille depuis trois ans comme infirmière et je me sens utile. On apprend toujours, ça bouge… j’adore ça. Je ne pourrais pas travailler dans un bureau!

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