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Nutritionniste, une profession de plus en plus connue et reconnue

De plus en plus en demande, le métier de nutritionniste offre des perspectives fort intéressantes pour qui désire aider son prochain et possède un bon esprit d’analyse et une bonne écoute. Mais, malheureusement, le métier demeure encore méconnu.

«Ce n’est pas une profession très bien connue, affirme Sophie Ouellet, nutritionniste au CSSS Cléophas-Claveau, à Sague­nay. Les gens pensent qu’on fait des régimes. Donc, le service n’est pas utilisé à sa pleine capacité. Les gens ne savent pas comment avoir accès à nos services.»

De plus en plus présentes dans les médias, les nutritionnistes aident à faire connaître aux gens leur métier et les sensibilisent à l’importance d’une bonne alimentation. «La nutrition commence à peine à acquérir ses lettres de noblesse. Les gens se rendent comptent de l’importance de la nutrition dans leurs habitudes de vie, mais il y a encore beaucoup de mythes entourant l’alimentation», soutient Ma­rielle Ledoux, directrice du département de Nutrition de l’Université de Montréal.

Une profession d’avenir
Malgré les idées reçues, qui ne les associent qu’aux régimes, les nutritionnistes sont tout aussi nécessaires que les autres professionnels de la santé. Sophie Ouellet croit même que la profession de nutritionniste sera essentielle d’ici quel­ques années.

«Avec, entre autres, les problèmes d’obésité, qui vont en empirant, je suis persuadée que les nutritionnistes vont devenir essentielles. L’obé­sité entraîne plein de problèmes de santé, comme le diabète de type II, qui ne peuvent être traités sans le suivi d’une nutritionniste et une diète adaptée», affirme-t-elle.

Un programme populaire, mais contingenté
La popularité de la nutrition se fait aussi sentir à l’université, où les demandes d’admission dans le domaine ont plus que triplé dans la dernière décennie. Le nombre de demandes à l’Université de Montréal est passé de 200, en 2000, à 650, en 2008. Malgré cela, le nombre de places disponibles au baccalauréat a stagné pendant ces mêmes années.

«Pour différentes raisons, notamment à cause de la structure de notre programme, qui comprend de nombreux stages et de l’expérimentation en laboratoire, le nombre de places qui peuvent êtres ouvertes est limité. Un maximum de 90 places serait possible, ce qui est d’ailleurs présentement en discussion», explique Mme Ledoux.

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