Formation et emplois

L'esprit urbain et multidisciplinaire

La ville est un milieu très complexe où les citadins doivent apprendre à cohabiter avec les nouveaux projets d’infrastructure visant à répondre à leurs besoins. Pour favoriser la bonne entente, l’urbaniste tente d’assurer un équilibre dans cette équation urbaine en faisant appel à ses connaissances multidisciplinaires.

«L’urbaniste agit en quel­que sorte comme médiateur entre les différents acteurs de la ville», explique Sylvie Paré, directrice du baccalauréat en urbanisme de l’UQAM. «Il est un peu comme une cellule de coordination qui fait le pont entre les préoccupations de tous.» Pour ce faire, l’urbaniste doit être en mesure de comprendre et d’analyser les différentes intentions et visées ainsi que leurs conséquences inévitables sur la ville.

C’est pour cette raison que la formation en urbanisme guide l’étudiant dans des domaines qui sauront lui donner les outils nécessaires pour saisir les enjeux urbains. Il touchera ainsi à l’environnement, l’économie, la sociologie, la science politique et l’architecture.

Selon Mme Paré, le candidat idéal aux études en urbanisme doit s’intéresser aux aspects techniques de la profession (cueillette de données, dessin 3D, etc.), il doit être ouvert aux différents domaines, être curieux, désirer contribuer à la vie collective et aimer travailler en équipe.

«J’ai beaucoup aimé le bac, surtout les longs projets en équipe qui s’étendent sur plus d’une session», expli­que Cristelle Thériault, diplômée de l’UQAM en 2003. Quand on lui de­mande ce qui lui a moins plu, elle explique qu’il est «pratiquement impossible en seulement trois ans d’études d’approfondir les différents do­maines qu’on aborde. C’est pour ça qu’il est fortement recommandé de poursuivre des études supérieures dans le but de se
spécialiser.»

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