Formation et emplois

Adopter de saines habitudes de vie au travail: Des mesures efficaces (et payantes)

Les entreprises auraient intérêt à embaucher une équipe d’intervenants pour promouvoir les saines habitudes de vie, selon une étude américaine. En plus d’améliorer la santé des travailleurs, pareille initiative représenterait un excellent retour sur l’investissement. L’étude a été menée auprès de 339 employés d’un même employeur qui a testé – à l’intérieur de l’entreprise – l’efficacité et la rentabilité d’un programme d’intervention habituellement offert en milieu hospitalier aux patients cardiaques.

Avant le début de l’étude, le quart des participants du groupe soumis au programme présentait des ha­bi­tudes de vie à haut risque de maladies cardiovasculaires. Or, de ce nom­bre, plus de la moitié (58 %) a été reclassée «à faible risque» par le médecin affecté au programme, tandis que 42 % sont demeurés «à risque», après 6 mois.

Établie sur deux sites géographiques distincts, l’entreprise mettait déjà à la disposition de ses employés une salle d’entraînement dans chacun de ses deux immeubles. Mais elle ne leur offrait aucun programme particulier.

Programme motivant

Pendant six mois, les employés du premier immeuble ont eu droit à des séances de formation traitant de nutrition, de conditionnement physique, de contrôle du poids, etc. données par des professionnels qui leur offraient aussi un suivi personnalisé. Les employés qui Å“u­vraient dans l’autre immeuble constituaient le groupe témoin. Globalement, l’ensemble des participants au programme affichait un risque cardiovasculaire de 25 % moins élevé après 6 mois.

Assurances moins coûteuses
Les chercheurs ont évalué que chaque dollar investi dans le programme rapportait six dollars à l’entreprise. Avant l’implantation du programme, l’employeur versait chaque année 2 981 $ en assurance santé par employé, en moyenne. Douze mois après le début de l’expérience, ces coûts étaient ramenés à une moyenne de 1 539 $ par employé. On ne sait toutefois pas si le taux d’absentéisme a diminué, ce paramètre n’ayant pas été pris en compte lors de l’étude.       

Résultats en bref
Les effets sur la santé ont été bénéfiques. Plus spécifiquement, les chercheurs ont observé une variation de :

  • – 3 % du cholestérol total;
  • + 13 % du «bon» cholestérol (HDL);
  • – 9 % du taux de gras;
  • – 9 % du taux de sédentarité;
  • – 12 % de tabagisme;
  • – 32 % d’anxiété perçue;
  • – 33 % de dépressions;
  • – 47 % de manifestations hostiles;
  • – 60 % de mauvaises habitudes (alcool, toxicomanie, etc.);
  • + 10 % de la qualité de vie globale.

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