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Formations alternatives: Des solutions pour ceux qui décrochent

Au Québec, la plupart des formations aux adultes qui ne sont pas «qualifiantes», comme celles en insertion en emploi, ne sont ni reconnues ni valorisées. Pourtant, elles constituent des solutions envisageables pour contrer le décrochage scolaire.

C’est une des problématiques qu’abordera le quatrième congrès de l’Asso­ciation québécoise des intervenants en formation générale des adultes (AQIFGA), qui aura lieu à l’occasion d’un 4 à 6 demain et vendredi. Il exprimera l’importance de rassembler toutes les ressources du milieu de l’éducation des adultes, aux échelles locale et internationale, afin de mieux répondre aux besoins des adultes en formation.

Ces formations alternatives, qui s’adressent aux 16 à 35 ans, permettent dans bien des cas de prendre une distance par rapport au milieu scolaire, qui est souvent synonyme, d’échec, sans pour autant arrêter de se former. «Ces formations ne concernent pas uniquement les personnes en décrochage scolaire, mais également celles touchées par les problèmes d’insertion professionnelle», souligne Pierre Campeau, enseignant en intégration socioprofessionnelle au Centre de ressources éducatives et pédagogiques de la Commission scolaire de Montréal.

Des formations méconnues

Les intervenants des centres d’éducation aux adultes, ceux des centres locaux d’emploi et ceux des carrefours jeunesse emploi méconnaissent souvent les diverses avenues de formation alternatives. «Ces voies différentes  mais pourtant adaptées à des besoins particuliers sont méconnues ou dévalorisées par le milieu scolaire et le public en général, lance M. Campeau. Le but est de les faire reconnaître par le système scolaire, les employeurs et même les conseillers d’orientation.»

Récemment, l’AQIFGA a publié un mémoire en lien avec la réussite des adultes en formation. Ce dossier fait état de cette situation préoccupante. «[…] les indicateurs des plans de réussite de certaines commissions scolaires ne mesurent que l’aspect qualifiant de la réussite : on ne reconnaît que les élèves qui ont obtenu des attestations dites « officielles », telles le DEP ou le DES». Les attestations non formelles comme les formations en entreprise, par exemple, ne sont ni considérées ni comptabilisées.

Le congrès se tiendra au Grand Plaza demain et vendredi, de 16 h à 18 h.

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