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20 minutes avec Sungjoo Kim

La millionnaire Sungjoo Kim a fait connaître Gucci, Yves Saint Laurent et leurs semblables en Corée grâce à sa franchise, Sungjoo Group. Sungjoo Kim est plus qu’une femme d’affaires. En Corée, elle est considérée comme un magnat de la mode. Elle a confié à Métro ses trucs tendance futés.

Est-ce que la mode vous a intéressée dès le plus jeune âge?
Quand j’étais petite, je fabriquais des robes pour mes poupées avec des chiffons trouvés au marché ou des restes de tissu laissés par ma mère. Je les coupais avec des ciseaux et je confectionnais de petits ensembles.

Êtes-vous arrivée dans l’industrie par choix ou par hasard?
Dans le milieu des années 1980, j’étudiais aux États-Unis et je savais que, si je rentrais en Corée, on me forcerait à me marier. Bref, mes droits les plus fondamentaux étaient menacés. J’ai alors confié à mon petit ami que, si nous ne nous mariions pas dans la semaine, je serais déportée. Mon mariage est donc une histoire de rébellion. Quand mes parents l’ont su, ils m’ont coupé les vivres. Je n’avais plus d’argent pour financer mes études. Je n’ai eu d’autres choix que de travailler et, heureusement, j’ai trouvé un emploi chez Bloomingdales.

Comment avez-vous renoué avec votre famille?
Je suis devenue gestionnaire de projet pour les importations coréennes chez Bloomingdales. J’ai renoué avec mon père quand j’ai été traductrice et négociatrice dans le cadre d’une entente de 200 M$ entre sa compagnie et une des entreprises phares de pièces d’auto aux États-Unis. Ensuite, il m’a offert une mise de fonds pour lancer Sungjoo Group. Je l’ai remboursé jusqu’au dernier cent, avec les intérêts. Mon père croit que j’ai hérité de son sens des affaires. J’ai peut-être été reniée, mais j’ai son talent.

Quel est votre style vestimentaire?
Je suis du genre pratique, car je travaille fort. J’aime les vestes, les leggings et les ballerines.

Pouvez-vous nous parler de votre dernier projet, les sacs de luxe MCM?
Trop de marques ont présenté les femmes de manière dégradante, pour vendre du sex-appeal. Tout ce que je veux, c’est créer une marque qui donne du pouvoir aux femmes sans les exploiter.

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