Formation et emplois

Ce n'est pas le travail que vous faites…

Je reviens d’un congrès où  j’ai partagé des ateliers avec des centaines de conférenciers venus de partout dans le monde. L’événement a été extraordinaire, mais ce ne sera pas mon propos aujourd’hui.

Pour passer de l’aéroport au centre des congrès, nous faisions affaire avec un service de navette. Notre premier chauffeur, Earl, n’aimait vraisemblablement pas son travail. Pas souriant du tout, il ne regardait pas les gens, manipulait leurs bagages comme pour s’en débarrasser et il a même soupiré bruyamment quand une dame a demandé si elle pouvait changer de place.

Croyez-vous qu’Earl a eu droit à beaucoup de remerciements de la part de ceux qui voyageaient dans sa navette? Non. Les gens étaient pressés de quitter son véhicule, et je ne pense pas qu’ils lui aient laissé beaucoup de pourboires. Il avait pourtant indiqué sur son rétroviseur que les pourboires étaient appréciés…

Le deuxième chauffeur, par contre, est arrivé en chantonnant. Il s’appelait Hector. Il a pris le temps de saluer chacun et, une fois que tout le monde a été assis dans son véhicule, il a sorti un sac de bonbons en demandant qui en voulait. Le sac a rapidement fait le tour de tous ses passagers.

Avant de démarrer, il a annoncé que sa mission était de nous ramener à l’aéroport le plus rapidement mais le plus sécuritairement possible. Il a mis la radio, mais, dès qu’un des passagers était au téléphone, il baissait le son. Il a également pris soin de tenir le bras de chaque dame qui quittait son véhicule.

Croyez-vous qu’Hector a reçu quelques pourboires? Absolument. Nous étions très contents de lui faire savoir qu’il nous avait offert un parcours agréable. Et nous avons pris notre avion avec le sourire.

Je parie qu’Hector est rentré à la maison en pleine forme ce soir-là, et qu’Earl est rentré épuisé et amer. Imaginez l’impact sur leur vie personnelle… Quel gâchis quand on travaille en donnant l’impression que tout ce qu’on vit nous est imposé et que, si on avait le choix, on serait ailleurs… Quel impact sur nos clients et, plus encore, sur les êtres chers qui nous attendent à la maison au retour du boulot!

Et vous, qui êtes-vous au travail? Un Earl ou un Hector? Et quel impact cette attitude a-t-elle sur votre sentiment de bien-être et sur votre niveau de fierté en fin de journée?

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