Formation et emplois

La revanche des artisans

Le Cégep de Limoilou fête ce mois-ci les 25 ans de son Centre de formation et de consultation en métiers d’art (CFCMA). Ce centre a permis à plus de 500 jeunes d’obtenir leur DEC en techniques de métiers d’art. Si cette formation vous paraît attirante, sachez qu’un profil très particulier est nécessaire pour faire carrière dans ce domaine.

Il existe plusieurs métiers d’art. La formation offerte au Cégep de Limoilou permet de devenir céramiste, designer textile, joaillier, ébéniste artisanal, sculpteur ou même fabricant de guitares ou de violons (luthier). Au Cégep du Vieux Montréal, le seul autre collège qui offre ce DEC, il est également possible de devenir artisan en impression textile, verrier ou fabricant d’articles en cuir (maroquinier).

Les diplômés du DEC en techniques de métiers d’art sont donc de véritables artisans. Cela signifie que chaque objet qu’ils créent sera unique. Une guitare créée par un luthier sera ainsi différente de toutes les autres, tout comme chaque carafe ou vase créé par un verrier.

Tous les objets produits pas ces artisans ont une utilité concrète (meuble, tapis, porte-documents, etc.). Cependant, en plus d’être utiles, les ouvres de ces artisans se doivent aussi d’être belles. L’esthétique est donc toujours au centre de leurs préoccupations. Ils doivent aussi maîtriser les techniques qui sont propres à leur art. Acquérir ce savoir-faire leur demande beaucoup de temps et de pratique et occupe le gros de la formation.

Ces nouveaux artisans continuent une tradition millénaire. Avant la Révolution industrielle du XIXe siècle, tous les objets de la vie quotidienne étaient produits par des artisans, au lieu d’être produits en série comme aujourd’hui.  Le DEC en techniques de métiers d’art attirera évidemment des étudiants qui ont des intérêts et des talents artistiques, et  qui aiment travailler de leurs mains.

Le défi, c’est d’être en mesure d’associer ces aptitudes avec un bon sens des affaires. Il n’existe pas de débouchés formels pour cette formation (sauf pour les joailliers qui travaillent souvent pour des bijoutiers). Les artisans doivent donc créer leur propre emploi, en ouvrant un atelier et en vendant eux-mêmes leurs ouvres.

Malheureusement, les artistes n’ont pas très souvent le sens des affaires, mais si c’est votre cas, le DEC en techniques de métiers d’art est une option intéressante.

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