Formation et emplois

Mise en forme sur le lieu de travail: Déplacer les limites

À une époque où la bonne forme physique est jugée primordiale, quelques entreprises, dont Ubisoft, développeur, éditeur et distributeur de jeux vidéo, ne lésinent pas sur les moyens afin de motiver ses employés. Depuis 2004, sa filiale à Montréal fait tout pour diminuer le taux d’absentéisme chez ses 2 000 travailleurs. L’entreprise entretient un centre sportif (Gym-Ubi) à l’intérieur même de sa bâtisse de cinq étages sur le boulevard Saint-Laurent.

Au total, 14 % des em­ployés  (280 à 300 personnes) utilisent régulièrement Gym-Ubi, et ce, gratuitement.  Deux kinésiologues, Geneviève Bédard et Maude Bélanger, veillent à leur bonne condition physique.

Une façon de lutter contre l’absentéisme
L’investissement est payant pour l’entreprise. «L’activité physique réduit le stress au travail, augmente la productivité et diminue le taux d’absentéisme, explique Marie-Michelle Crevier, attachée de presse chez Ubisoft. C’est dans cette optique que nous offrons à nos employés des services sur place afin de faciliter leur accès à obtenir une bonne condition physique.» Le centre offre aussi l’évaluation de la condition physique, la conception d’un programme adapté aux objectifs et au physique de la personne, le suivi du programme personnalisé, l’ergonomie au bureau, les cours en groupe. Notons qu’en moyenne 36 % des inscrits aux cours en groupe ne fréquentent pas le centre.

 «Les employés perçoivent que leur performance s’améliore et ça libère le stress. On prévient aussi les maux de dos, car le personnel est souvent à l’ordinateur», renchérissent les kinésiologues Geneviève Bébard et Maude Bélanger. Alexandre Lemieux, con­cepteur de jeu chez Ubisoft depuis deux ans, abonde dans le même sens. «Il faut que je compense le temps que je passe installé devant un ordinateur. Si je ne fais pas d’exercice, je le sens».

Outre le centre, Ubisoft favorise aussi la pratique d’autres sports. Il y a, en ce moment,  une équipe d’Ultimate Frisbee,  six équipes de hockey et deux de soccer dépendamment du nombre de personnes inscrites. Les frais sont assurés à moitié par l’entreprise.

Du yoga à l’heure du lunch
À défaut d’un gymnase, certaines entreprises offrent, sur l’heure du dîner, des cours de yoga à leurs employés. Anne-Marie Parent, propriétaire de Studio Jaya, compte une dizaine d’entreprises comme clientes. À  ses débuts, en 2004, Mme Parent  devait vendre l’idée de bouche à oreille. «Mais depuis deux ans, ce sont les entreprises qui nous courent après, se réjouit-elle. Le yoga est connu pour sa capacité à diminuer la tension et la douleur musculaire, à améliorer le moral des employés et à  réduire les maux de tête, de cou et de dos entre autres. «Un des beaux effets secondaires est qu’il se crée de la sympathie et plus de compréhension entre collègues», constate Anne-Marie Parent. 

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