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Courtier d'assurances et fier de l'être

Gabriel Morneau travaille aujourd’hui chez Assurances G. Gosselin, un cabinet en assurance de dommages et en services financiers de Montréal. D’après lui, il a reçu le prix de la relève 2010 décerné par le Regroupement des cabinets de courtage d’assurance du Québec en raison de son volume d’affaires et du taux très élevé de renouvellement de contrat de sa clientèle. Pourtant, rien ne le prédestinait à faire ce métier, et c’est presque par hasard qu’il est entré dans la profession. Retour sur un parcours atypique loin de correspondre aux clichés de la profession.

Gabriel Morneau a d’abord fait un DEC en microédition et hypermédia. C’est à la fin de sa troisième année, lors de son stage de fin d’études, qu’il a découvert le monde des assurances. D’abord chargé d’élaborer le site intranet administratif de l’entreprise AXA, il est ensuite engagé pour développer un site intranet dédié à l’assurance des entreprises. «C’est là qu’a commencé à se forger ma passion pour ce milieu, raconte Gabriel Morneau. Dans le métier pour lequel j’étais formé, le manque  de communication et d’interaction avec les gens me pesait.»

C’est pourquoi l’idée de continuer sa carrière dans cette branche a fait son chemin dans l’esprit du futur courtier. Après un an dans le département des communications d’AXA, c’est au sein de la compagnie ING qu’il a véritablement commencé sa formation : «J’y ai appris l’assurance d’entreprise, le métier que j’exerce actuellement.» Pendant six mois, encadré par un mentor expérimenté, il a appris étape par étape le métier d’assureur. Selon lui, son parcours n’est pas si atypique : «Dans ce métier, rares sont ceux qui ont eu une vocation au secondaire. Soit tu as quelqu’un de ta famille qui Å“uvre dans le milieu, soit tu aboutis dans le domaine par hasard.»

Au bout de presque trois ans, il décide de se diriger vers le courtage : «J’avais toujours pensé que je serais bon comme courtier, car j’aime expliquer les produits d’assurance aux clients, et c’est une grande partie du rôle du courtier», explique-t-il. Gabriel Morneau est aujourd’hui courtier d’assurance pour les entreprises. En d’autres termes, il recherche les meilleurs produits d’assurance adaptés aux besoins spécifiques du client. «Pour un dépanneur, l’assurance portera surtout sur les risques de vol et de dommages, une assurance basique. Pour un manufacturier, par contre, il faudra par exemple envisager le risque de poursuites en raison d’un produit défectueux. Il faut arriver à trouver le bon produit financier», explique le courtier.

Chaque client a ses particularités, donc aucun dossier n’est similaire, et c’est une des raisons pour lesquelles il aime son métier: «Il n’y a pas de routine. En plus, je suis en contact direct avec les clients, je travaille en équipe, et c’est gratifiant quand le client est satisfait de mes services.»

Selon le jeune courtier, la profession subit une mauvaise image qui ne reflète pas la réalité de son travail au quotidien. Et avec quelque 10 000 postes à pourvoir dans les sept prochaines années, d’autres vocations naîtront peut-être.

Les avantages du métier
Les conditions de travail dans le secteur des assurances s’améliorent depuis plusieurs années, notamment en raison de l’augmentation de la demande de main- d’Å“uvre. Selon Gabriel Morneau, ces conditions sont avantageuses pour les jeunes qui entrent dans la profession. Il évoque d’abord le travail de jour. En effet, en tant que courtier, même si des rendez-vous le soir ou la fin de semaine sont toujours possibles, la majorité du travail peut se faire de jour. De plus, selon les préférences du courtier, il peut organiser sa journée comme il le préfère. «Il ne faut pas non plus négliger les avantages sociaux : les entreprises offrent souvent des conditions avantageuses dans ce domaine», affirme Gabriel Morneau.

Par ailleurs, dans le choix d’une carrière, la rémunération est un élément non négligeable. Le salaire de base est de 35 000 $ par année, mais le titulaire d’un DEC en assurances a de nombreuses possibilités de carrière qui offrent un salaire bien plus élevé, allant facilement jusqu’à 50 000 $, voire 60 000 $ par année. Enfin, les carrières dans le domaine de l’assurance offrent des possibilités d’évolution intéressantes : en raison du vieillissement des patrons et de la pénurie de main-d’Å“uvre, des places parmi les postes d’importance devraient se libérer.

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