Développez un filtre anti-culpabilité
Est-il facile de vous manipuler en faisant appel à votre sentiment de culpabilité? Pensez, par exemple, à ces gens qui vous demandent un service en vous disant que vous ne pouvez pas refuser après tout ce qu’ils ont fait pour vous… Vous connaissez leurs arguments : «Tu ne peux pas me dire non, nous sommes amis», «Comment peux-tu me dire non?» ou «Je n’aurais jamais pensé que tu puisses être aussi égoïste».
Quand une personne vous soumet à ce genre de pression, c’est qu’elle n’est pas une aussi grande amie qu’elle le dit. En fait, elle tente de vous déstabiliser en vous faisant ressentir une émotion négative et en vous laissant entendre que la seule manière de vous en débarrasser serait de faire ce qu’elle vous demande.
STOP! Avant de vous laisser entraîner, réfléchissez un peu. Je vous propose aujourd’hui quelques pistes de réflexion qui vous éviteront de vous faire utiliser par des profiteurs. Et croyez-moi, des profiteurs, il y en a!
Premièrement, demandez-vous si l’argument qui est avancé a de l’allure. Un véritable ami exercerait-il autant de pression sur vous? Cette personne a-t-elle fait tant de choses pour vous? Seriez-vous réellement égoïste en respectant vos engagements actuels au lieu de tout laisser tomber pour faire ce qu’elle vous demande en ce moment?
Deuxièmement, vous respectez-vous en répondant «présent» chaque fois qu’on vous sonne? Vous n’avez pas à dire oui toutes les fois qu’on vous appelle à l’aide, surtout si ça vous éloigne de vos propres responsabilités. Vous êtes une seule personne et si vous passez votre temps à répondre chaque fois qu’on vous sonne, vous prendrez du retard dans vos tâches et vous négligerez vos êtres chers. Avant de répondre automatiquement aux requêtes des autres, commencez par vous demander ce qui urge dans votre propre vie. Je ne vous garantis pas que la personne qui vous presse de l’aider sera là pour vous soutenir si vous vous calez en lui disant présent…
Analysez la situation. S’il est clair qu’il s’agit de chantage, dites non. Si c’est moins clair, réfléchissez, déterminez si vous avez le temps d’obtempérer et décidez si ça vous tente. Dans l’affirmative, allez-y. Dans la négative, déclinez tout en restant serein. Rien ne vous empêche de rendre service si ça vous tente, mais il faut que ça vous tente! Vous en tirerez alors du plaisir et vous en sortirez grandi. Mais ne renoncez pas à votre droit d’être différent et d’avoir vos propres obligations. Vous n’êtes le pantin de personne. Vous êtes l’artisan de votre vie.