L'argent ne fait pas le bonheur
La rémunération et les bonis de performance ne favorisent pas une meilleure productivité des employés. Les travaux du professeur Jacques Forest, du Département d’organisation et ressources humaines de l’ESG-UQAM, montrent qu’ils peuvent au contraire causer de la contre-productivité et de l’épuisement.
Si les bonis de performance offerts aux employés augmentent effectivement les efforts consacrés au travail, ceux-ci engendrent un certain coût psychologique : l’augmentation du niveau d’épuisement émotionnel lié au travail.
De plus, travailler par intérêt et vocation augmente le bien-être et rend les employés plus performants que ceux travaillant principalement pour l’argent. La recherche démontre que les salariés qui travaillent pour une cause sociale ou par intérêt pour le travail subissent moins d’épuisement. On constate qu’en plus, ils mettent plus d’énergie et d’efforts dans leur travail. Cette réalité touche autant les entreprises privées que publiques.
«Au-delà d’un salaire juste et équitable, il est primordial de s’intéresser à la satisfaction des besoins psychologiques des employés plutôt que de vouloir augmenter leur rémunération», a fait valoir le chercheur par voie de communiqué la semaine dernière.
Cette recherche a été réalisée auprès de 836 membres de l’Ordre des conseillers en ressources humaines agréés du Québec.