La sexualité entre au troisième cycle
L’Université du Québec à Montréal (UQAM), qui dispense depuis le début des années 1980 une maîtrise en sexologie, proposera à l’automne 2012 un doctorat dans cette discipline souvent associée à la psychologie ou à la sociologie.
«C’est une formation assez unique, a assuré Michel Goulet, directeur du département. Nous avons fait une recension des doctorats qui existent en Europe ou aux États-Unis; beaucoup de formations proposent des cours sur la sexualité ou encore sur les gender studies, mais il n’y a pas de doctorat en sexologie en tant que tel.»
L’intérêt manifesté par les étudiants effectuant leur maîtrise dans le domaine pour poursuivre au troisième cycle a notamment été à l’origine de la mise en place du diplôme. Souvent, à l’issue de leur maîtrise, ils allaient faire un doctorat dans une discipline connexe.
Les grandes questions abordées seront liées à la problématique des déterminants sociaux de la sexualité, à celle des représentations sociales de la sexualité ou encore à celle de la marginalité. Deux cours de méthodologie seront obligatoires, et les étudiants le désirant pourront effectuer un stage dans un centre de recherche.
L’objectif du doctorat n’est pas de former des cliniciens, mais des chercheurs. «Nous avons besoin de chercheurs au sein des universités, de certains instituts de recherche ou de santé publique, mais aussi au sein de certains organismes gouvernementaux ou internationaux qui œuvrent dans le domaine de la santé sexuelle et de la prévention dans les pays du sud, par exemple», a précisé Michel Goulet.
Le dépôt des candidatures débutera en mars 2012.
Histoire d’une discipline
L’entrée de l’étude de la sexologie à l’université au Québec correspond au moment de la création, en 1969, de l’UQAM. En ouvrant un module en sexologie, dans le contexte de la fin des années 1960, l’institution entendait participer à la modernisation de la société québécoise. À cette époque, l’ambition était de former des éducateurs sexologues. Pour obtenir leur baccalauréat, les étudiants devaient suivre 20 cours de psychopédagogie et 10 cours de sexologie. En 1981, l’UQAM a ouvert une maîtrise.
Plus de renseignements sur le département de sexologie de l’UQAM.