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Les stages crédités: un pied dans la grande porte

Noha Abbas est finissante en relations internationales à l’Université de Montréal. Elle effectue présentement un stage dans le domaine consulaire, en plein dans son champ d’intérêt. Mais, si l’expérience et les contacts créés sont précieux, le tout à un prix : «Un stage requiert beaucoup plus de temps et d’investissement qu’un cours classique de trois crédits que j’aurais pu prendre!»

Certaines formations universitaires imposent des stages. C’est le cas des différents programmes en coopérative, très prisés des étudiants. Ces derniers sont d’ailleurs plus souvent qu’autrement recrutés sur la base de leur dossier académique et peuvent être expulsés du programme si leur moyenne chute.

L’option coop est offerte dans la plupart des universités et dans de nombreux programmes : génie, actuariat, communications, etc. En plus d’être crédités, ces stages obligatoires sont très souvent rémunérés.

Pour Line Marier, agente de stage du programme coop en génie microélectronique de l’UQAM, ce type de formation pratique présente l’avantage de sortir les étudiants de l’école et de leur permettre ainsi  d’approfondir leurs connaissances. Le programme, d’une durée de quatre ans, impose trois stages non consécutifs en entreprise, qui durent au minimum quatre mois à temps plein. Les étudiants sont par ailleurs assistés dans leur recherche de stage. «En participant au programme, les étudiants retardent leur diplomation d’environ un an, mais ils sortent du baccalauréat avec de l’expérience en poche», rappelle-t-elle.

Camille Provencher terminera sous peu ses études en droit et développement international – un programme combiné – à l’université d’Ottawa. Il s’agit d’un programme en coopérative qu’elle recommande chaudement : «Les stages permettent de dé­couvrir divers milieux de travail et de faire tomber les préjugés que l’on peut avoir, le tout sans trop d’engagement à long terme.» Le côté négatif, selon l’étudian­te? La lourdeur adminis­trative et le temps consacré aux ateliers, évaluations, rapports, etc.

Le stage bénévole, pourquoi pas?
Pour ceux qui n’ont pas la possibilité de faire créditer un stage dans le cadre de leurs études, il y a toujours la possibilité d’ajouter cette expé­rience dans leur curriculum vitae en effectuant un stage bénévole. Plusieurs programmes universitaires affichent des offres de stages qui, sans être rémunérés ou crédités, permettent à l’étudiant d’acquérir de l’expérience et d’en ressortir avec une solide lettre de recommandation. «Il peut être difficile, sans contacts à l’interne, d’entrer dans une entre­prise, avertit toutefois Line Marier, de l’UQAM. De plus, ces stages n’étant pas rémunérés, il est difficile de les faire à temps plein pendant plusieurs mois.»  

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