Les travailleurs exigent de la souplesse
Il semble néanmoins que les employeurs canadiens continuent à donner plus facilement aux femmes la possibilité de travailler à temps partiel. Selon les conclusions canadiennes du plus récent sondage Workmonitor de Randstad, mené dans 29 pays, 60 % des femmes mentionnent avoir la possibilité de travailler à temps partiel, contre 44 % des hommes.
Ces résultats correspondent à ceux de Statistique Canada selon lesquels, en 2010, plus de deux fois plus de femmes que d’hommes ont travaillé à temps partiel au pays. «La société d’aujourd’hui exige de la flexibilité dans les horaires de travail, a mentionné par voie de communiqué Stacy Parker, vice-présidente du marketing, Randstad Canada. Alors que les parents de jeunes enfants ont de la difficulté à trouver un équilibre entre leurs obligations au travail et à la maison, ils sont plus à même de vouloir des conditions de travail flexibles.»
D’après Stacy Parker, l’offre de conditions de travail flexibles joue un rôle important dans la capacité d’une organisation à recruter, à retenir et à motiver les meilleurs employés. «Des conditions de travail flexibles offrent une chance réelle aux travailleurs d’atteindre un équilibre travail-vie personnelle. L’atteinte d’un bon équilibre travail-vie personnelle réduit le niveau de stress, améliore la fidélité et le moral des employés, stimule la productivité et diminue l’absentéisme.»
Dans l’ensemble, plus de la moitié des répondants (52?%) disent que leur employeur facilite le travail à temps partiel. Les pays présentant les ratios les plus élevés (de 71 % à 60 %) sont les pays scandinaves, le Royaume-Uni, le Luxembourg, les Pays-Bas, l’Australie, l’Allemagne et la Nouvelle-Zélande.
Quelques chiffres
Une autre étude a été réalisée plus tôt cette année par Regus PLC auprès de 17 000 entreprises dans 80 pays.
- 88 % des entreprises canadiennes offrent désormais une certaine souplesse dans les conditions de travail.
- 66 % déclarent même qu’offrir des conditions de travail flexibles leur a permis de réaliser des économies.
- Près d’un tiers affirment qu’accorder des conditions de travail plus souples améliore la productivité des employés.