L’environnement, une filière d’avenir?
Pour Robert Litzler, président de l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE), les nouveaux programmes en développement durable ne sont pas qu’un effet de mode.
Depuis trois ans, de nouveaux programmes en environnement font leur apparition dans plusieurs cégeps et universités du Québec. Pour Robert Litzler, président de l’Association québécoise pour la promotion de l’éducation relative à l’environnement (AQPERE), c’est une tendance de fond.
C’est, par exemple, le cas du baccalauréat en études de l’environnement, offert depuis un an à l’Université de Sherbrooke, ou celui de l’AEC Techniques de biométhanisation et de compostage proposé pour la première fois cette année au cégep de Rivière-du-Loup.
Ces exemples parmi d’autres sont le signe des efforts fournis par les établissements scolaires pour s’adapter à une demande de plus en plus forte des entreprises et des institutions. «Depuis plusieurs années, il y a une recrudescence des formations liées à l’environnement, constate Robert Litzler de l’AQPERE. En proposant ces programmes, les établissements ne font que réagir à une forte demande des entreprises pour ce type de profil.»
Une preuve? Au Collège de Rosemont, où Robert Litzler a enseigné pendant une grande partie de sa carrière, les étudiants de l’AEC Coordonnateur en environnement et développement durable connaissent un taux de placement de près de 100 % et peuvent choisir entre plusieurs stages, puisqu’il y a plus d’offre que de demande. «Pour les formations universitaires, il y a encore peu de recul, puisque les premières cohortes des maîtrises sortent tout juste, souligne Robert Litzler. Il va falloir attendre qu’ils se placent sur le marché du travail, mais je ne m’inquiète pas pour eux.»
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Il faut dire que le Québec se préoccupe d’éducation à l’environnement depuis déjà plus de 15 ans et fait figure de pionnier dans ce domaine : dès le secondaire, les élèves sont sensibilisés aux problématiques liées à l’environnement. Autre élément déterminant : le gouvernement québécois a également mis en place différentes législations, dont la Loi sur le développement durable de 2006, qui s’appliquent aux municipalités et aux entreprises. C’est une des raisons pour lesquelles la demande de personnel formé à ces problématiques environnementales ne cesse d’augmenter, obligeant les établissements scolaires à s’adapter.
Les universités se sont donc dotées de chaires de recherche, à l’instar de la Chaire de recherche et d’intervention en Éco-Conseil à Chicoutimi, et ne cessent de développer leur offre de formation dans ces domaines. Par ailleurs, l’UQAM met en place un Centre de recherche en éducation et formation relatives à l’environnement et à l’écocitoyenneté qui devrait commencer ses activités à l’automne et permettre aux établissements scolaires d’encore mieux réfléchir à leur offre de formation.
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Quelques ressources en éducation dans le domaine de l’environnement :