Les emplois où l’altruisme est à l’honneur
S’inspirant d’une liste compilant les domaines professionnels où on rencontre le moins de gens présentant des troubles de la personnalité, Métro dresse le portrait cinq domaines qui demandent de bonnes aptitudes interpersonnelles, que ce soit avec des patients ou avec des clients.
Après avoir présenté, la semaine dernière, les cinq professions où on recense le plus de psychopathes selon le spécialiste, psychologue et vulgarisateur Kevin Dutton, voici aujourd’hui, histoire de rassurer les plus paranoïaques, l’autre côté de la médaille : les cinq professions où on risque le moins de rencontrer un adepte d’American Psycho. Alléluia.
1. Aide soignant
Également appelée préposée aux patients ou aide en soins de santé, cette personne répond aux appels, vide les bassins, fait les lits, prend la tension artérielle et le pouls et habille les patients. On décroche ce titre après quelques années d’études secondaires, une formation en cours d’emploi ou un programme collégial de préposé aux soins infirmiers. Certains établissements exigent une formation en réanimation cardiorespiratoire, premiers soins, manipulation des aliments ou en techniques de stérilisation.
Le salaire médian oscille entre 16 000 $ et 18 000 $ et cette profession figure parmi les plus en demande dans l’ensemble du Québec. On y rencontre peu de psychopathes et énormément de personnes pourvues d’un cœur gros comme une maison.
2. Infirmier
Avec un taux de placement de 100 % au Québec, il y a beaucoup d’avenir pour cette profession, qu’embrassent tous les ans 2 500 à 3 000 nouveaux diplômés, en majorité des femmes. Sans parler de nos voisins du sud qui prévoient avoir besoin de 500 000 à 1 million de nouveaux candidats très prochainement.
Il existe deux façons d’accéder à cette profession : le DEC (diplôme d’études collégiales) ou le baccalauréat (diplôme universitaire de premier cycle), en plus de la formule DEC-bac que propose l’Université de Montréal (le bac en sciences infirmières demande alors deux ans d’études plutôt que trois). Salaire de départ? 44 000 $. Avec les heures supplémentaires obligatoires, on voit mal comment les psychopathes pourraient penser à d’éventuels forfaits…
3. Psychothérapeute
En attendant l’entrée en vigueur du projet de loi 21, qui définit la psychothérapie «comme étant un traitement psychologique pour un trouble mental, pour des perturbations comportementales ou pour tout autre problème entraînant une souffrance ou une détresse psychologique (…)», aucune juridiction n’encadre la pratique de la psychothérapie au Québec. Ce qui, malheureusement, permet à quelques charlatans d’exercer et de porter ainsi ombrage aux thérapeutes qui pourraient dispenser des traitements salvateurs.
Selon la Société québécoise des psychothérapeutes professionnels (SQPP), ses membres se répartissent en cinq grands courants : existentiel humaniste (70 %), multiréférentiel (11,7 %), systémique (9,1 %), psychodynamique (7 %) et cognitivo-comportemental (2,2 %). Il est toutefois opportun de rappeler ici que la psychothérapie est le cœur de la pratique des psychologues qui, pour leur part, possèdent tous une formation universitaire.
4. Esthéticienne
La beauté et la mode vous intéressent? Vous avez de la délicatesse, de la dextérité et un bon sens de… l’écoute (de nombreux clients aiment se confier comme chez le coiffeur)? Une carrière d’esthéticienne pourrait faire votre bonheur.
La formation requise se décline de deux façons : 650 heures de formation dans un cours privé (il faut donc payer, mais il y a moins d’étudiants) ou 1 350 heures dans les Centres de formation professionnelle. Cette profession est particulièrement féminine (96 femmes pour 4 hommes) et il y a lieu de se demander si c’est aussi pour cela qu’on y retrouve moins de psychopathes. Salaire? Autour de 20 000 $ à Montréal. Le nombre d’emplois à temps partiel dans ce domaine est particulièrement élevé (36 %).
5. Artisan
Selon l’État canadien, les artisans sont «les personnes qui, grâce à leurs aptitudes créatives et à leur talent artistique, conçoivent et fabriquent des objets ornementaux, des articles en céramique, des vitraux, des bijoux, des tapis, des tissus, d’autres articles d’artisanat et des arrangements floraux. Ce groupe de base comprend aussi les luthiers.»
Hélas! les perspectives d’emploi dans ce domaine sont très mauvaises, notamment en raison du désintéressement des consommateurs pour les produits fabriqués à la main, et les choses ne sont pas en voie de s’améliorer. Salaire annuel? 20 000 $ et moins. On dit qu’un bon portfolio est le meilleur des diplômes dans ce domaine.