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Quelque 3 000 employés recherchés en aérospatiale

Photo: Métro
Philippine De Tinguy - Métro

Ingénieur, mécanicien, technicien, ou encore outilleur-ajusteur… Environ 3 000 de ces postes seront à combler au Québec d’ici la prochaine année dans un secteur qui connait peu la crise : l’aérospatiale.

Que l’on vise un long cursus universitaire, ou à intégrer rapidement le marché du travail, un vaste choix de métiers s’offre à ceux qui souhaitent travailler pour l’une des nombreuses entreprises québécoises liées à ce domaine. Et l’explication est simple. «L’industrie est en forte croissance partout dans le monde», affirme Serge Tremblay, directeur général du Centre d’adaptation de la main-d’œuvre en aérospatiale du Québec (CAMAQ).

En effet, la hausse du trafic aérien, les besoins des pays émergents en appareils moins gourmands en carburant et le développement de nouvelles compagnies aériennes contribuent largement à cet essor. «Les départs à la retraite vont également concerner 30 % des employés dans les 15 prochaines années», ajoute Suzanne Benoît, directrice générale d’Aéro Montréal, ce forum stratégique qui réunit les principaux acteurs du domaine.

«Nous devons former une relève qualifiée et assurer le transfert des connaissances», continue Mme Benoit. Un large choix de formations s’offrent donc aux aspirants travailleurs de l’aéronautique. L’École nationale d’aérotechnique (ÉNA) et l’École des métiers de l’aérospatiale de Montréal (ÉMAM), qui forment respectivement les techniciens et les ouvriers spécialisés, offrent des cursus de 9 à 12 mois. Les cégeps et l’Institut de formation aérospatiale (IFA) proposent également des cursus courts, comme des certificats et des formations continues.

Ceux qui désirent embrasser une carrière d’ingénieur peuvent se tourner vers l’École de technologie supérieure (ETS), Polytechnique, ainsi que plusieurs autres universités québécoises. «Ces formations sont de qualité mondiale, explique M. Tremblay. Travailler au Québec est extrêmement stimulant.»

«Des comités composés de responsables de programmes universitaires, d’industriels et de chercheurs analysent constamment l’évolution du secteur et les besoins concernant la relève», confirme Mme Benoit.

Selon M. Tremblay et Mme Benoît, les jeunes devraient s’inscrire dès maintenant à l’un des programmes d’études liés à l’aérospatiale pour combler rapidement les besoins de main-d’œuvre.

Rien qu’au Québec, environ 47 000 emplois sont actuellement générés par les géants CAE, Bombardier, Pratt & Whitney et Bell Helicopter, et par les quelque 200 entreprises qui gravitent autour. Cette industrie a pesé 12,1 G$ en 2012, faisant de Montréal la troisième capitale mondiale de l’aérospatiale, après Toulouse et Seattle, avec leur Airbus et Boeing respectifs.

Aéronautique ou aérospatiale?
Si ces deux termes sont souvent mélangés, il faut savoir que le premier réfère plutôt à ce qui se déplace dans l’atmosphère, comme les avions et les hélicoptères, tandis que le second rassemble les activités aéronautiques et astronautiques, qui sont opérées hors de l’atmosphère, comme les fusées et les navettes spatiales.

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