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Formations prestigieuses à portée de clavier

Photo: Métro

Suivre gratuitement les cours de prestigieuses universités depuis son ordinateur, c’est désormais possible grâce aux MOOC (Massive Open Online Course).

La plupart de ces cours en ligne gratuits et ouverts à tous ne sont hélas offerts qu’en anglais, mais de plus en plus de MOOC francophones voient le jour. Horaire chargé ou budget serré, difficile d’étudier lorsqu’on est un travailleur. Les MOOC constituent donc une solution idéale pour développer ses connaissances et ses compétences et faire avancer sa carrière.

Le premier MOOC a été donné en 2008 à partir du Canada. Mais, c’est surtout en 2012 que le phénomène explose. Cette année-là, deux professeurs de l’université Stanford, Andrew Ng et Daphne Keller, lancent la plate-forme en ligne Coursera. Aujourd’hui, Coursera compte cinq millions d’étudiants inscrits à travers le monde. C’est que son offre est composée de plus de 400 cours donnés par des professeurs d’universités parfois très prestigieuses, comme Harvard, Stanford ou Yale.

Afin de pouvoir enseigner à des milliers, voire à des centaines de milliers d’étudiants en même temps, les MOOC sont composés de capsules vidéos et de lectures complétées par de courts tests. Le professeur ne pouvant répondre individuellement aux questions d’un si grand nombre d’étudiants, des forums permettent aux personnes inscrites de discuter entre elles et d’apprendre ensemble.

La plupart des MOOC sont destinés aux anglophones, mais de plus en plus de MOOC francophones ont été récemment créés. Coursera propose des cours en français en informatique (Introduction à la programmation, donné par l’École polytechnique fédérale de Lausanne, ou Conception et mise en œuvre d’algorithmes, enseigné par un professeur de la Polytechnique de Paris). HEC Paris lancera, en mars, un MOOC sur l’évaluation financière en entreprise.

L’École centrale de Lille enseigne quant à elle la gestion de projets grâce à un MOOC, qui a la particularité d’être aussi présenté en version avancée pour les personnes voulant approfondir leur apprentissage. Une plateforme francophone s’apprête d’ailleurs à imiter Coursera en Europe. Baptisée Edunao, elle prévoit mettre en ligne des cours en criminologie, en créativité et innovation ou encore en économie des médias.

Au Québec, seule HEC Montréal s’est pour le moment convertie aux MOOC. L’institution a lancé sa propre plateforme de cours en ligne, Edulib, il y a un an. Son prochain cours, cet hiver, porte sur l’esprit entrepreneurial, et une introduction au marketing sera donnée ce printemps.

Il existe aussi des cours diffusés à partir d’autres interfaces que celles des universités. Par exemple, pour ceux qui s’intéressent au développement durable, un MOOC intitulé «Effets durables» a commencé début octobre. Le cours internet, tout y est pour apprendre (mooc.fr/itypa2) promet quant à lui d’apprendre à apprendre sur internet afin d’être en mesure de tirer parti de tout ce que la Toile peut offrir.

Certains MOOC délivrent des certificats de réussite ou des attestations de compétences. Suivre ce genre de cours constitue un atout pour sa carrière. Cela permet de développer ses connaissances dans un domaine utile pour son travail, mais également d’enrichir son CV.

Même si un certificat de réussite d’un MOOC ne peut rivaliser avec un diplôme universitaire, il démontre des qualités recherchées par les recruteurs, comme le sens de l’initiative, la volonté de se dépasser et la détermination.

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