Formation et emplois
18:19 28 juillet 2015 | mise à jour le: 14 juin 2021 à 14:56 Temps de lecture: 4 minutes

Une tonne d’offres d’emploi en vente-conseil

Une tonne d’offres d’emploi en vente-conseil
Photo: MétroSeller helping shopper choose clothes in store

Le plus court des DEP (900 heures) permet d’accéder à une profession stimulante… et bien rémunérée!

Le milieu de la vente et du service à la clientèle va bien au-delà des tâches qu’assume l’adolescente qui attribue des cabines d’essayage en boutique. «Des emplois dans la vente, il y en a partout! Pensez à un produit ou à un service, et il y a quelqu’un quelque part qui l’a vendu», dit Lyne Maurice, enseignante et coordonnatrice de stages à l’École des métiers de l’informatique, du commerce et de l’administration (ÉMICA), à Montréal.

Les offres d’emploi pour les diplômés sont nombreuses et variées: vente de papier de toilette aux institutions, de graisses spéciales pour les industries ou de tracteurs pour les fermiers, conseiller en vente automobile chez un concessionnaire, représentant du service à la clientèle dans une caisse ou une banque, responsable d’un centre d’appel, etc. «Je reçois de deux à quatre offres d’emploi par semaine», affirme Mme Maurice. Même si le DEP en vente-conseil n’est généralement pas obligatoire pour accéder à ces professions, il est un atout non négligeable. «De plus en plus de responsables des ressources humaines nous contactent directement pour combler leurs besoins de main-d’œuvre», souligne l’enseignante et coordonnatrice de stages chez ÉMICA.

Au-delà du diplôme, certaines qualités sont essentielles pour réussir dans ce domaine. «Pour être un bon vendeur, il ne suffit pas d’être un grand parleur. Il faut être capable d’écouter et de poser les bonnes questions au bon moment afin de bien cerner son client et de répondre à ses demandes», explique Mme Maurice. En plus du DEP, de nombreuses compagnies exigent un diplôme d’études secondaires.

«Je suis très à l’aise financièrement, après seulement neuf mois de formation.» – Christian Lavoie, conseiller stratégies de croissance

Faits saillants

  • Salaire initial moyen (commerce de détail exclu): de 16$ à 20$ l’heure
  • Taux de placement: 90%
  • Aider les entreprises à mieux faire sur le web

Aider les entreprises à mieux faire sur le web

Commis-vendeur ChristianCV
Christian Lavoie, conseiller en stratégies de croissance

  • Formation : DEP vente-conseil, École des métiers de l’informatique, du commerce et de l’administration (ÉMICA), 2014-2015
  • Employeur au moment de l’entrevue : Stratégies Performaction Inc.
  • Dans la profession depuis : 2015

Pourquoi avez-vous choisi cette profession?
Les ventes me passionnent depuis longtemps. Avant de m’inscrire au DEP, j’ai travaillé trois ans pour un concessionnaire automobile, ce qui m’a permis d’apprendre beaucoup en côtoyant des gens expérimentés. Quand mon poste a été aboli, j’ai voulu parfaire mes connaissances dans le milieu de la vente-conseil.

Quelles sont les principales tâches d’un conseiller en stratégies de croissance?
La compagnie pour laquelle je travaille se spécialise en gestion et en croissance d’entreprise. En tant que conseiller, mon travail consiste à promouvoir nos services de planification, d’accompagnement et de stratégie Web. Ça peut donc être la création ou l’optimisation d’un site internet, la création de cartes d’affaires ou de logos d’entreprise, la réalisation des vidéos corporatives, etc.

Quelles qualités doit posséder un conseiller en stratégies de croissance?
Il doit avoir de l’organisation afin de bien gérer son temps et du professionnalisme afin de bien servir les clients.

Quels aspects du travail préférez-vous?
Le contact humain. Je voyage beaucoup et je rencontre plein de monde. De plus, contrairement à la vente de produits, mon travail est davantage axé sur le service, sur l’aide que je peux offrir aux entreprises afin qu’elles-mêmes se vendent mieux et grandissent.

Quelles sont les difficultés liées à votre travail?
Je dois être capable de gérer les multiples appels, courriels et contacts. Je rencontre beaucoup de gens et j’ai parfois du mal à me remémorer tous les détails d’un projet à un autre.

Quels conseils donneriez-vous à quelqu’un qui veut s’inscrire au DEP en vente-conseil?
De foncer! Ça vaut la peine d’y croire et de se rendre au bout de la formation malgré les hésitations et les difficultés qui peuvent survenir en cours de route.

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